Politique
Les promesses américaines pour calmer les inquiétudes des monarchies du Golfe
Marco Rubio poursuit son marathon diplomatique pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe. Le secrétaire d’État américain tente de les…


Marco Rubio poursuit son marathon diplomatique pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe. Le secrétaire d’État américain tente de les convaincre qu’ils ne seront pas laissés de côté dans les négociations avec l’Iran.
De Bahreïn au Koweït en passant par les Émirats, le chef de la diplomatie américaine enchaîne les rendez-vous. Objectif affiché discuter avec les pays du Golfe de chaque décision prise dans les pourparlers avec Téhéran. Ces monarchies ont payé un lourd tribut à l’offensive américano-israélienne lancée fin février contre l’Iran. Elles abritent des bases militaires américaines et ont subi des tirs de représailles iraniens. Rubio promet de les associer aux discussions, mais la méfiance reste palpable.
Le 17 juin, Washington et Téhéran ont signé un protocole pour mettre fin aux hostilités, avec 60 jours de négociations devant eux. Une réunion technique est prévue fin juin en Suisse. Mais les divergences sont nombreuses. Sur le détroit d’Ormuz, l’Iran veut imposer des frais de passage après des mois de blocage qui ont fait flamber les prix du pétrole. Donald Trump a été catégorique aucun péage ni frais ne sera accepté. De son côté, le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf qualifie l’accord de défaite américaine. Le nucléaire reste aussi un point d’achoppement l’Iran réclame une filière civile complète sans renoncer à ses droits.
Le dossier libanais complique encore l’équation. L’Iran a imposé d’inclure le pays dans le protocole. Le Hezbollah accuse Israël de violer le cessez-le-feu après des frappes de drones ayant fait des morts dans le sud du Liban. Parallèlement, Téhéran accuse l’Otan de complicité dans la guerre, pointant du doigt l’Italie et la Roumanie pour avoir laissé des avions américains utiliser leurs bases. Les cours du baril de Brent, eux, continuent de baisser et sont même retombés sous leur niveau d’avant-guerre. Mais la méfiance persiste dans les capitales du Golfe, qui veulent des garanties solides avant de baisser la garde.
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