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Les Mondiaux de BMX fauchés par le vent à Brisbane

Les championnats du monde de BMX Racing ont été annulés dimanche à Brisbane à cause de vents violents. Les médailles ont été attribuées sur les temps des…

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Les Mondiaux de BMX fauchés par le vent à Brisbane

Les championnats du monde de BMX Racing ont été annulés dimanche à Brisbane à cause de vents violents. Les médailles ont été attribuées sur les temps des huitièmes de finale, une décision qui a déclenché la colère des Français.

Le vent en a décidé autrement. Alors que l’équipe de France arrivait à Brisbane avec de grandes ambitions, la météo a tout fait basculer. Les Bleus espéraient rééditer leur exploit olympique de 2024, quand ils avaient signé un triplé historique. La première journée s’était bien déroulée, avec six Français qualifiés pour les quarts de finale. Mais dimanche, des rafales trop puissantes ont rendu la piste dangereuse. L’Union Cycliste Internationale a alors pris une décision radicale annuler toute la journée de compétition. Pour attribuer les titres, elle s’est basée sur les temps réalisés lors des huitièmes de finale, le dernier tour complet effectué. Résultat l’Australien Jesse Asmus, auteur du meilleur chrono, a été sacré champion du monde. Côté français, Mathis Ragot Richard doit se contenter du bronze. Une issue forcément frustrante pour une équipe qui visait plus haut.

Le sélectionneur tricolore Benoît Duployer ne mâche pas ses mots. Il confie ressentir un mélange de déception et de frustration, mais aussi de la colère envers la fédération internationale. Sa critique est précise la météo annonçait ce vent depuis plusieurs jours. Dès le lundi, les prévisions alertaient sur une journée compliquée le dimanche. Pourtant, le programme est resté figé : les premiers tours samedi, le reste dimanche. Duployer déplore l’absence de plan B. Il estime que l’UCI aurait pu anticiper autrement pour éviter d’en arriver là. Avec un peu de souplesse, les compétitions auraient peut-être pu être avancées ou réorganisées. Mais les organisateurs n’ont pas su s’adapter, et les athlètes payent les conséquences de ce manque de prévision.

Dans le clan français, les réactions sont contrastées. Certains coureurs encaissent mieux que d’autres. Ceux qui sont déjà tournés vers la campagne olympique voient au-delà de cette déception. Ils savent que rouler dans des conditions dangereuses peut coûter cher physiquement. Ce n’est pas une simple course qui s’envole, c’est une saison entière qui peut basculer. Mais pour les plus jeunes ou ceux qui visaient un premier titre mondial, la pilule est amère. L’équipe de France rentre de Brisbane avec une médaille de bronze, mais surtout un goût d’inachevé. Une leçon sur l’importance d’anticiper l’imprévisible, même quand on est champion.

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