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Les ados britanniques bientôt privés de réseaux sociaux ?

Keir Starmer promet un tour de vis historique. Le Premier ministre britannique va dévoiler ce lundi des mesures pour mettre fin à ce qu’il appelle « un…

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Les ados britanniques bientôt privés de réseaux sociaux ?

Keir Starmer promet un tour de vis historique. Le Premier ministre britannique va dévoiler ce lundi des mesures pour mettre fin à ce qu’il appelle « un système qui laisse tomber les enfants ».

Après des mois de débats et une consultation nationale géante, le Royaume-Uni s’apprête à franchir un cap. Keir Starmer a annoncé, dimanche soir, une prise de parole très attendue lundi. Son objectif est clair : protéger les mineurs en ligne, quitte à interdire purement et simplement les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Si cette piste se confirme, le pays rejoindrait l’Australie, pionnière en la matière, mais aussi l’Indonésie, le Canada et bientôt peut-être la France.

Le gouvernement ne compte pas s’arrêter aux simples plateformes comme Instagram ou TikTok. Selon plusieurs médias britanniques, l’interdiction pourrait aussi viser les agents conversationnels d’intelligence artificielle. Une autre mesure forte circule : empêcher les enfants de discuter avec des inconnus sur les forums de jeux vidéo, un terrain très fréquenté par les jeunes garçons. Bref, une offensive tous azimuts contre ce que Downing Street qualifie de système défaillant.

Mais le sujet ne fait pas l’unanimité. La consultation nationale, qui a recueilli 116 000 réponses, montre un vrai clivage. 83 % des parents interrogés estiment que les risques des réseaux sociaux dépassent leurs bienfaits pour les enfants. Et 91 % soutiennent l’idée d’un âge minimum à 16 ans. Pourtant, des voix s’élèvent contre une interdiction pure et simple. Ian Russell, dont la fille Molly s’est suicidée à 14 ans après avoir vu des contenus pro-suicide, s’y est toujours opposé. À l’inverse, Esther Ghey, la mère de Brianna Ghey assassinée en 2023, défend cette mesure. La ministre de la Culture Lisa Nandy prévient : une interdiction seule ne suffira pas. Elle plaide pour un ensemble de mesures, alors que le gouvernement a déjà sommé Apple et Google de bloquer sous trois mois les images sexuellement explicites, sous peine de légiférer. La partie est loin d’être gagnée.

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