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L’économie de la zone euro plonge un seul pays suffit à tout faire basculer

Le PIB des 21 pays de la monnaie unique a reculé de 0,2% au premier trimestre, une contre-performance inattendue. Sans la chute vertigineuse de l’Irlande…

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L'économie de la zone euro plonge un seul pays suffit à tout faire basculer

Le PIB des 21 pays de la monnaie unique a reculé de 0,2% au premier trimestre, une contre-performance inattendue. Sans la chute vertigineuse de l’Irlande, la croissance serait pourtant restée stable.

Les chiffres viennent de tomber et ils surprennent. Au lieu de la petite hausse de 0,1% annoncée il y a quelques semaines, l’économie de la zone euro a finalement reculé de 0,2% entre janvier et mars. Cette révision, d’une ampleur rare, est presque entièrement due à un seul pays l’Irlande. Son produit intérieur brut s’est effondré de 12,1% sur le trimestre, alors que la première estimation parlait d’une contraction de seulement 2%. Un écart colossal qui a fait basculer la moyenne de toute la zone.

Cet effondrement irlandais a une explication très spécifique la puissance des multinationales installées sur l’île. Leurs activités, souvent liées à des flux financiers et à de la propriété intellectuelle, pèsent énormément dans le PIB local. Quand ces géants ajustent leur production ou déplacent des actifs, les chiffres nationaux peuvent vaciller du jour au lendemain. Le bureau irlandais des statistiques a intégré ces données révisées, d’où une correction si massive. La France, deuxième économie de la zone, a elle aussi vu sa performance revue à la baisse avec un recul de 0,1% au lieu d’une stagnation initialement prévue.

Mais attention à ne pas tirer des conclusions trop rapides. Un économiste de Capital Economics le rappelle si l’on met de côté le cas irlandais, la croissance de la zone euro reste remarquablement stable, autour de 0,2% par trimestre. Il souligne aussi un effet temporaire qui a soutenu l’activité en début d’année des achats de précaution liés au conflit au Moyen-Orient. Face aux craintes de pénuries et de hausses de prix, entreprises et consommateurs ont constitué des stocks. Problème cet effet risque de s’inverser au deuxième trimestre, ce qui pourrait ramener la zone vers une stagnation, même sans le trou d’air irlandais.

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