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Wall Street hésite, l’Europe tient bon malgré les tensions au Moyen-Orient et la tech qui trinque

Les marchés financiers oscillent entre espoir et prudence ce vendredi. Si les Bourses européennes grimpent légèrement, les valeurs technologiques plongent…

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Wall Street hésite, l'Europe tient bon malgré les tensions au Moyen-Orient et la tech qui trinque

Les marchés financiers oscillent entre espoir et prudence ce vendredi. Si les Bourses européennes grimpent légèrement, les valeurs technologiques plongent après des résultats décevants et l’absence de paix au Moyen-Orient bloque toute euphorie.

À New York, le Dow Jones devrait ouvrir en petite hausse, fort de son record de la veille. Mais le Nasdaq, lui, est attendu en baisse de plus de 1%. La raison tient en deux mots ventes technos. Le géant des puces Broadcom a publié des résultats qui n’ont pas convaincu, et tout le secteur trinque. Nvidia, Intel, AMD et Micron perdent entre 1,5% et 3,8% avant l’ouverture. Cette onde de choc a déjà touché l’Asie et l’Europe. À Amsterdam, les fabricants de semi-conducteurs comme ASML et ASM International reculent d’environ 3%. À Paris, STMicroelectronics et Soitec dévissent de 3% à 6%.

Côté géopolitique, le ciel reste chargé. Le Hezbollah a rejeté jeudi le cessez-le-feu entre le Liban et Israël. Un accord plus large avec l’Iran s’éloigne. Résultat le détroit d’Ormuz reste bloqué pour les pétroliers. Sans perspective claire de retour à la normale, les prix du brut restent élevés. Le baril de Brent frôle les 95 dollars. Cette flambée fait craindre un retour de l’inflation. Dans quelques jours, la Banque centrale européenne devrait relever ses taux de 0,25 point pour calmer les prix. Mais une guerre prolongée ralentit aussi l’économie. La zone euro s’est contractée de 0,2% au premier trimestre, bien moins bien que prévu.

Les investisseurs gardent un œil sur les États-Unis, où le rapport sur l’emploi de mai est attendu dans l’après-midi. Si le marché du travail reste solide, la Fed pourrait durcir encore sa politique monétaire. Pendant ce temps, le yen continue de chuter face au dollar, frôlant les 160 yens pour un dollar. La ministre japonaise des Finances a prévenu Tokyo est prêt à intervenir. Un signe que les turbulences ne sont pas près de s’apaiser.

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