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Le vrai danger des canicules ne se cache pas sous le soleil de midi

La chaleur qui persiste la nuit est bien plus mortelle que les 40°C du jour. Explications.

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Le vrai danger des canicules ne se cache pas sous le soleil de midi

La chaleur qui persiste la nuit est bien plus mortelle que les 40°C du jour. Explications.

À écouter les bulletins météo, on ne parle que des 40°C de l’après-midi. Mais le véritable problème, ce sont les 25 ou 30°C qui ne baissent jamais une fois la nuit tombée. Cette vague de chaleur qui frappe la France frappe au pire moment : le solstice d’été, quand les nuits sont les plus courtes. Résultat, le mercure peine à descendre sous la barre des 25°C, et cela devrait durer jusqu’à dimanche sur une grande partie du territoire. L’air n’a tout simplement pas le temps de se rafraîchir.

Les habitants des villes sont les plus exposés. Le béton et l’asphalte emmagasinent la chaleur toute la journée et la restituent la nuit. C’est ce qu’on appelle les « dômes de chaleur urbains », qui transforment les nuits en véritables nuits tropicales. La différence de température entre le centre d’une grande ville comme Paris et sa banlieue peut dépasser les 5°C la nuit. Dans une zone végétalisée, le sol se refroidit bien plus vite. Mais dans un environnement minéral, la chaleur s’accumule et ne part pas.

Le problème, c’est ce que ça fait au corps humain. Notre organisme a besoin de baisser sa température intérieure pour s’endormir et plonger dans le sommeil profond. Quand il fait trop chaud la nuit, ce mécanisme est perturbé. On s’endort difficilement, on ne récupère jamais vraiment. Les conséquences sont graves : les personnes fragiles, notamment les personnes âgées ou celles avec des problèmes cardiovasculaires, peuvent faire des malaises ou des accidents cardiaques. Même les adultes en bonne santé doivent se méfier. La surmortalité de la canicule de 2003, par exemple, n’est pas arrivée au début de l’épisode. Elle est survenue huit jours après, quand les gens n’avaient plus la force de récupérer la nuit. Les spécialistes sont clairs : pour éviter le pire, il faut surveiller les températures nocturnes, pas seulement celles de la journée.

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