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Retailleau accuse l’Espagne de clientélisme migratoire

En plein duel pour la présidentielle française, le candidat LR monte au créneau contre le plan de régularisation massif de Pedro Sánchez. Il y voit une…

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Retailleau accuse l'Espagne de clientélisme migratoire

En plein duel pour la présidentielle française, le candidat LR monte au créneau contre le plan de régularisation massif de Pedro Sánchez. Il y voit une manœuvre politique qui profite à l’extrême droite.

Depuis Madrid, Bruno Retailleau a choisi un terrain de campagne inattendu : la politique migratoire espagnole. Lundi, le président des Républicains et candidat à l’Élysée a vivement critiqué le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, l’accusant de « clientélisme ». En cause, un vaste plan de régularisation de sans-papiers lancé en avril, qui doit se clore le 30 juin. Selon une source gouvernementale, près de 900 000 demandes ont été déposées, dont 360 000 jugées « recevables ». « C’est une politique de Gribouille que de régulariser des clandestins », a lancé Retailleau, fustigeant une décision qui, selon lui, permet à l’extrême droite de prospérer.

L’ancien ministre de l’Intérieur voit dans cette initiative un calcul politique dangereux. « Il savait très bien qu’il pouvait faire monter Vox contre le Parti populaire », a-t-il dénoncé. Pour lui, Sánchez joue avec le feu en offrant une carte aux partis anti-immigration. Retailleau, lui, veut durcir les règles européennes. Il plaide pour des « visas territorialement limités » et une révision des critères de l’espace Schengen. Une ligne ferme qu’il oppose au modèle espagnol, qualifié de « clientéliste ».

À moins d’un an de la présidentielle, ce déplacement en Espagne est aussi une façon pour Retailleau de se démarquer dans une campagne serrée. Crédité d’environ 9 % des intentions de vote, il tente d’incarner la rupture avec Emmanuel Macron, après avoir été son ministre de l’Intérieur de 2024 à 2025. Mais il doit composer avec la concurrence d’Édouard Philippe, qui aspire à unir le centre et la droite. En attaquant Sánchez, Retailleau espère sans doute capter l’électorat sensible à la fermeté migratoire. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits dans les urnes françaises.

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