Économie
Le statut du 1er-Mai préservé, le débat législatif reporté
_**Le gouvernement a suspendu l’examen du texte visant à élargir les possibilités de travail le 1er mai. La journée conservera son caractère exceptionnel de jour férié, chômé et payé, le dossier étant renvoyé à une échéance ultérieure.**_
L’exécutif a décidé de mettre un terme aux procédures accélérées concernant la modification du régime du 1er mai. Le ministre du Travail a confirmé aux partenaires sociaux que le principe général du jour férié, chômé et payé serait maintenu, tout en laissant ouverte la possibilité de dérogations négociées par branches professionnelles. Cette annonce fait suite à une rencontre avec les représentants des cinq organisations syndicales représentatives.
L’initiative législative, qui avait franchi une première étape parlementaire grâce à une motion de rejet, visait à autoriser l’activité dans certains commerces de proximité et établissements culturels. Elle avait suscité de vives réactions, plusieurs syndicats dénonçant une procédure expéditive et un manque de concertation. Le ministre a indiqué que seules les professions le souhaitant pourraient engager des négociations, précisant que la boulangerie semblait être le principal secteur concerné.
Les organisations syndicales se sont félicitées de cette pause dans le processus législatif. Elles estiment avoir obtenu que le gouvernement ne procède pas par voie d’autorité sur ce sujet symbolique. La secrétaire générale de la CGT a notamment salué un retour à des méthodes plus concertées, contrastant avec l’approche précédemment défendue par l’ancien Premier ministre.
En l’état actuel du droit, seul le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé et payé pour les salariés. Des artisans, comme les boulangers ou les fleuristes, peuvent exceptionnellement ouvrir leurs établissements, mais sous des conditions très restrictives, sans pouvoir faire appel à leurs employés salariés sous peine d’amende. Le débat sur une éventuelle assouplissement de ce cadre, relancé l’an dernier après des contrôles dans des boulangeries, est désormais reporté. Le gouvernement s’est engagé à revenir sur ce dossier avant le printemps 2027.
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