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Le quartier grenoblois sous le choc après une attaque à l’engin explosif

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Trois individus ont été placés en détention provisoire après l’explosion survenue dans un institut de beauté à Grenoble le 6 février, qui a fait six blessés légers.

L’enquête menée par la Juridiction interrégionale spécialisée de Lyon a abouti à la mise en examen de trois suspects majeurs, selon une source proche du dossier. Leur identité et leur rôle précis dans cette attaque n’ont pas été divulgués. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a salué sur le réseau X les résultats des investigations ayant permis de confondre les mis en cause.

Le 6 février, en plein après-midi, deux hommes masqués ont lancé un engin explosif dans un salon de beauté du centre-ville de Grenoble, avant de prendre la fuite et de diffuser la scène sur les réseaux sociaux. L’explosion a brisé la vitrine du commerce et blessé légèrement six personnes, dont un enfant de cinq ans. Le procureur de la République de Grenoble avait qualifié cet acte d’intimidation, dénonçant une escalade dans la désinhibition des délinquants.

L’établissement visé se trouve à proximité d’un quartier connu pour être un point de deal important, théâtre de violences et de règlements de comptes ces dernières années. La ville de Grenoble est régulièrement confrontée aux conséquences du narcotrafic dans ses quartiers périphériques.

Les faits interviennent dans un contexte de violences liées au trafic de stupéfiants. Un an plus tôt, le 12 février 2025, une attaque à la grenade dans un bar associatif du sud de Grenoble avait fait quinze blessés, dont six graves. Un mineur de 17 ans avait été mis en examen pour avoir lancé l’engin.

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