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Le jour où un écrivain libéré entre en campagne aux côtés de celui qui l’a défendu

Boualem Sansal, sorti de prison en Algérie il y a quelques mois, a fait une apparition remarquée au premier meeting de Bruno Retailleau. L’auteur soutient…

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Le jour où un écrivain libéré entre en campagne aux côtés de celui qui l'a défendu

Boualem Sansal, sorti de prison en Algérie il y a quelques mois, a fait une apparition remarquée au premier meeting de Bruno Retailleau. L’auteur soutient désormais publiquement le candidat LR, et sa présence en dit long sur les tensions avec le régime algérien.

C’était un moment fort chargé de symboles. Samedi, au Parc floral de Paris, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a pris place au premier rang du meeting de Bruno Retailleau, sous les acclamations de plus de 4 000 personnes. Celui qui a passé près d’un an derrière les barreaux en Algérie est devenu une figure de la liberté d’expression. Et il n’a pas caché son choix pour la présidentielle. La veille, sur LCI, il annonçait son intention de voter pour le candidat des Républicains, qu’il décrit comme un ami loyal et sans méchanceté.

Cette alliance inattendue permet à Bruno Retailleau de marquer une nouvelle fois sa différence avec Emmanuel Macron. Quand il était ministre de l’Intérieur, le Vendéen avait prôné un rapport de force avec l’Algérie pour obtenir la libération de l’écrivain. Une position ferme que le chef de l’État n’avait pas suivie, selon lui. En invitant Boualem Sansal à ses côtés, Retailleau rappelle cet épisode et cherche à incarner une ligne dure vis-à-vis du régime algérien, notamment sur le refus de reprendre ses ressortissants sous OQTF.

La présence de l’auteur de *La Légende*, roman publié chez Grasset (groupe Bolloré), ajoute une dimension politique claire. Elle souligne le fossé entre la stratégie de fermeté prônée par la droite et l’approche plus diplomatique de l’exécutif. Pour les milliers de militants venus l’applaudir, ce meeting n’était pas seulement un lancement de campagne. C’était aussi une façon de dire que la liberté d’expression et la fermeté envers Alger sont désormais au cœur du débat présidentiel.

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