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Des amendes italiennes pour un Picard qui n’a jamais mis les pieds en Italie

Malgré une plainte et une reconnaissance officielle d’usurpation de plaques, les contraventions continuent de pleuvoir. Un retraité de la Somme vit un…

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Des amendes italiennes pour un Picard qui n'a jamais mis les pieds en Italie

Malgré une plainte et une reconnaissance officielle d’usurpation de plaques, les contraventions continuent de pleuvoir. Un retraité de la Somme vit un cauchemar administratif.

Ce calvaire a commencé en octobre 2021. Jacques, 72 ans, venait d’acheter une nouvelle voiture une Jeep orange. Pour qu’il puisse rouler tout de suite, son garage lui a installé des plaques provisoires commençant par « WW ». Très vite, les ennuis sont arrivés sous la forme de contraventions venues d’Italie. Des amendes pour stationnement, péages ou zones à trafic limité. Toutes visaient une Audi noire. Lui n’a pourtant jamais mis un pied en Italie.

Il a porté plainte. En décembre 2022, la justice française a reconnu l’usurpation de plaques. Mais les PV n’ont pas cessé. Parfois plusieurs par jour continuaient d’arriver. Il a reçu des relances, une mise en demeure datée de mars 2026. Il a même été convoqué par un service de recouvrement mandaté par l’État italien. Il a expliqué son histoire, on lui a promis que ce serait réglé. Mais rien n’a changé.

Aujourd’hui, Jacques vit dans la peur. Il a peur qu’un prélèvement soit fait sur son compte en banque. Peur de ne plus pouvoir payer son loyer ou se nourrir. Peur d’être arrêté s’il se rend en Italie. « Quand je ne réussis pas à dormir la nuit, je pense à ça », confie-t-il. Il a récemment écrit au procureur d’Amiens pour demander de l’aide. Mais l’angoisse, elle, reste bien présente.

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