Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Le Japon prêt à relever ses taux d’intérêt à un niveau inédit depuis 30 ans

La Banque du Japon devrait augmenter son taux directeur à 1% en juin, sauf si le conflit au Moyen-Orient s’aggrave fortement. Les marchés parient sur…

Article

le

Le Japon prêt à relever ses taux d'intérêt à un niveau inédit depuis 30 ans

La Banque du Japon devrait augmenter son taux directeur à 1% en juin, sauf si le conflit au Moyen-Orient s’aggrave fortement. Les marchés parient sur cette hausse à 80%, ce qui ramènerait le coût du crédit à son plus haut niveau depuis 1995.

La banque centrale nippone s’apprête à franchir un cap historique. Lors de sa réunion prévue mi-juin, elle devrait relever son taux à court terme de 0,75% à 1%. Une décision qui reste suspendue à l’évolution des tensions au Moyen-Orient. Si le conflit s’intensifie brusquement, les responsables pourraient temporiser. Mais pour l’instant, le scénario d’une hausse est jugé très probable par les observateurs et les marchés financiers.

Le gouverneur Kazuo Ueda a récemment confirmé ce virage, affirmant clairement la priorité donnée à la lutte contre l’inflation. Plusieurs membres du conseil des gouverneurs partagent cette ligne. Kazuyuki Masu et Junko Koeda ont notamment mis en garde contre la flambée des prix. Ils pourraient se joindre aux trois autres dirigeants déjà favorables à un resserrement monétaire. La BoJ a d’ailleurs déjà mis fin à son vaste programme de relance en 2024 et relevé ses taux à plusieurs reprises, estimant que l’objectif d’inflation de 2% était enfin à portée de main.

Le contexte international complique pourtant l’équation. La hausse des coûts énergétiques liée au conflit au Moyen-Orient fait grimper les prix à la consommation. Le Japon, très dépendant des importations de carburant, subit cette pression de plein fouet. Les rendements des obligations d’État ont déjà atteint leur plus haut niveau depuis près de trente ans le mois dernier. Une augmentation des taux en juin viserait à contenir cette inflation, mais elle pèserait aussi sur une économie fragilisée par la hausse du coût de la vie.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus