Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Le Hamas accepte de rendre les armes à Gaza pour sauver la trêve

Neuf mois après le début du cessez-le-feu, le mouvement palestinien cède sur le désarmement. Israël doit en échange retirer ses troupes du territoire.

Article

le

Le Hamas accepte de rendre les armes à Gaza pour sauver la trêve

Neuf mois après le début du cessez-le-feu, le mouvement palestinien cède sur le désarmement. Israël doit en échange retirer ses troupes du territoire.

Le Hamas a finalement donné son accord sur la question des armes dans la bande de Gaza. C’est l’une des conditions les plus sensibles pour débloquer la deuxième phase de la trêve avec Israël, un plan porté par le président américain Donald Trump. Des responsables du mouvement palestinien ont confirmé que l’accord porte à la fois sur le désarmement et sur un retrait progressif de l’armée israélienne. L’objectif affiché est simple, sortir la population du cycle de la violence. Un des négociateurs du Hamas, Hamad, a expliqué que le mouvement a fait des concessions pour sauver les Gazaouis de la mort et du déplacement. Il a aussi précisé que le désarmement ne se fera pas sous la tutelle d’Israël. Ce sera au Comité national pour l’administration de Gaza, une instance de technocrates palestiniens, de récupérer les armes et d’en contrôler l’usage.

Cette annonce intervient après des semaines de discussions au Caire, avec l’Egypte, les Etats-Unis, le Qatar et la Turquie comme médiateurs. Car la trêve, lancée en automne dernier, n’a jamais totalement stoppé les affrontements. Peu avant l’annonce, des frappes israéliennes ont encore tué au moins quatre personnes, selon les autorités sanitaires locales. Le Hamas compte désormais sur le Conseil de paix, créé à l’initiative de Donald Trump, pour obliger Israël à respecter ses engagements. De son côté, le Conseil de paix promet une transition progressive vers une autorité complète à Gaza, avec le soutien d’une Force internationale de stabilisation. Son représentant pour Gaza, Nikolaï Mladenov, prévient que l’essentiel reste à faire. Il demande une mise en œuvre réelle et vérifiable, avec un retrait israélien qui doit avancer en même temps que le désarmement.

Concrètement, les armes devront être remises au Comité national pour l’administration de Gaza, le NCAG. Ce sera la seule entité autorisée à les détenir ou les stocker. Mais cette instance, actuellement basée en Egypte, n’a toujours pas pu entrer dans la bande de Gaza, bloquée par Israël. Un obstacle de taille, alors que l’état hébreu contrôle plus de 60% du territoire et exigeait un désarmement complet du Hamas et des autres groupes armés. Le Hamas, lui, annonce qu’il va discuter des modalités avec les médiateurs dans les prochains jours. Le calendrier pourrait s’étaler sur environ deux semaines, peut-être davantage. Donald Trump a salué une étape historique vers une paix et une sécurité durables. Une force de police palestinienne doit ensuite être constituée pour garantir la sécurité sur le terrain.

Le contexte reste lourd. L’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché une offensive israélienne dévastatrice dans la bande de Gaza. Le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU, recense plus de 73 300 morts. La route vers une paix durable semble encore longue, mais cet accord sur le désarmement marque au moins une étape concrète, après des mois de blocage. Reste à savoir si les promesses se traduiront dans les faits, sur un terrain où la confiance est plus que mince.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus