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Le dernier meeting de Trump vire à la visite de chantier

À la veille de législatives où les démocrates espèrent ravir le Congrès, Donald Trump a consacré une bonne partie de son discours à la rénovation d’un…

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Le dernier meeting de Trump vire à la visite de chantier

À la veille de législatives où les démocrates espèrent ravir le Congrès, Donald Trump a consacré une bonne partie de son discours à la rénovation d’un bassin de Washington. Un choix de sujet qui tranche avec la gravité du moment.

C’était censé être la dernière grande prise de parole avant le vote de mardi. Donald Trump avait choisi un décor symbolique, le bassin réfléchissant qui jouxte le mémorial Abraham Lincoln, à Washington, l’endroit même où Martin Luther King a prononcé son « I have a dream ». Sauf que le président américain a surtout parlé de travaux. Pendant une vingtaine de minutes, il a détaillé la réfection du site, photos à l’appui, montrant les algues, les tuyaux, les joints abîmés. Un exposé technique qui a pris le pas sur la campagne.

Le chantier devait être bouclé avant le 4 juillet, date des 250 ans des États-Unis. Il a accumulé les ratés. Les travaux ont été confiés à une entreprise ayant déjà œuvré sur une propriété privée du président, sans appel d’offres. Le revêtement bleu a fini en lambeaux. L’eau a tourné au vert fluo sous l’effet d’une prolifération d’algues. Donald Trump assure que des actes de vandalisme expliquent les retards, une thèse qu’un juge a rejetée sans ménagement. Pour ses opposants, ce bassin mal réparé résume une présidence centrée sur les intérêts personnels du locataire de la Maison Blanche et déconnectée des réalités.

Devant un parterre d’officiels et de journalistes, il a lâché quelques phrases étonnantes. « Les algues sont brutales », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter, presque philosophe, que « comme les êtres humains, l’herbe est vivante ». Le milliardaire de 80 ans a même plaisanté sur l’idée de rebaptiser le plan d’eau « Trump Reflecting Pool », avant de préciser qu’il plaisantait.

Son argumentaire électoral, lui, est passé au second plan. Il s’est vanté d’avoir « tenu plus de promesses qu’il n’en avait fait ». Un bilan contesté par les Américains, qui lui reprochent d’avoir promis une hausse du pouvoir d’achat restée sans effet et d’avoir juré éviter de nouvelles guerres avant d’attaquer l’Iran. Pour finir, il a évoqué un arc de triomphe monumental, promis « plus beau » et plus grand que celui de Paris, ainsi que la rénovation très critiquée d’un golf. « Nous avons beaucoup de grandes choses prévues pour Washington et je pourrais aussi vous parler de la nation, mais vous n’avez pas le temps pour cela », a-t-il lancé à une assistance composée uniquement d’officiels et de journalistes.

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