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Les Américains votent, Donald Trump retient son souffle
Les premiers bureaux de vote ont fermé aux États-Unis et le pays retient son souffle. Les démocrates espèrent reprendre le Congrès pour brider un…

Les premiers bureaux de vote ont fermé aux États-Unis et le pays retient son souffle. Les démocrates espèrent reprendre le Congrès pour brider un président qui a jeté toutes ses forces dans la bataille.
Le compte à rebours a commencé. Les premiers bureaux de vote ont fermé aux États-Unis, et les électeurs se sont prononcés lors de ces élections de mi-mandat que beaucoup vivent comme un référendum sur Donald Trump. Les démocrates espèrent reprendre le contrôle du Congrès et, par ricochet, restreindre les pouvoirs du locataire de la Maison Blanche. Il faudra sans doute patienter avant de connaître le nouvel équilibre des forces à Washington, tant les enjeux sont serrés.
Donald Trump n’a rien laissé au hasard. Meeting après meeting, le milliardaire de 80 ans a prédit des lendemains catastrophiques en cas de victoire démocrate, tout en promettant que les sondages se tromperaient une fois encore. Mardi matin, il défendait son bilan sur Fox News et appelait les électeurs à préserver la grandeur de l’Amérique. Côté Maison Blanche, on assure que le président s’est donné à fond et que les républicains sont en meilleure posture qu’il y a quatre semaines. Le chef des députés démocrates Hakeem Jeffries affiche lui aussi sa confiance et parle d’un changement de cap radical pour le pays.
Près de 58 millions d’Américains ont déjà voté par anticipation, un record pour ce type de scrutin. Au cœur des préoccupations, le coût de la vie s’invite dans chaque isoloir, aggravé par la guerre contre l’Iran. Historiquement, le parti au pouvoir perd du terrain lors des midterms, et chez les démocrates, l’espoir d’une vague, voire d’un tsunami, est bien réel. Les sondages annoncent une victoire à la Chambre des représentants, entièrement renouvelée. Le Sénat pourrait lui aussi basculer, porté par des scrutins dans des États traditionnellement républicains, du Maine à l’Alaska en passant par l’Ohio ou le Kansas. Trente-six postes de gouverneurs sont également en jeu, sans compter de nombreux référendums locaux.
Donald Trump compte suivre les résultats depuis la Maison Blanche, et il a déjà prévenu qu’en cas de défaite républicaine, il opposerait son veto à tout. Il a aussi jeté le doute sur la fiabilité du scrutin et accusé les démocrates de fraude, sans le moindre élément. Le ministère de la Justice, dirigé par un proche du président, a déployé un millier d’observateurs électoraux, une première dans les cinquante États.
Sur le terrain, les préoccupations se ressemblent. Dans le Maine, Tom Walsh, 59 ans, veut tourner la page de deux ans de cauchemar. À Atlanta, Gabrielle Schlueter, retraitée noire de 69 ans, pointe l’économie et le prix de tout ce qui coûte cher. En Alaska, où une élection sénatoriale se joue de près, James Weise, 72 ans, estime que Donald Trump a tenu promesse sur l’immigration et sécurisé la frontière, même s’il avoue ne pas toujours aimer sa personnalité. Les républicains vantent les baisses d’impôts et la ligne anti-immigrés du président, et dépeignent leurs adversaires comme des socialistes radicaux, allant jusqu’à qualifier de jihadiste un candidat démocrate dans le Michigan.
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