Politique
Une primaire à droite et au centre refait surface pour 2027
Bruno Retailleau relance l’idée d’un candidat unique à droite et au centre pour la présidentielle de 2027. Il entend pousser Édouard Philippe vers un vote…

Bruno Retailleau relance l’idée d’un candidat unique à droite et au centre pour la présidentielle de 2027. Il entend pousser Édouard Philippe vers un vote commun, malgré le refus affiché du maire du Havre et des sondages qui rebattent les cartes.
Le responsable de LR ne lâche pas le sujet. Il estime qu’une primaire devra probablement se tenir en début d’année. À ses yeux, si les enquêtes d’opinion restent sur leur trajectoire, cette étape sera incontournable. Il prévient aussi que le maire du Havre finira par s’y résoudre, alors que celui-ci, seul candidat déjà déclaré à refuser ce mécanisme, assure que ce scénario n’aura pas lieu. La réponse de Bruno Retailleau est nette. Soit les candidats se départagent par un vote démocratique, soit il ira jusqu’au bout.
Dans son esprit, le scrutin devrait réunir quatre prétendants. Lui-même, David Lisnard, le maire de Cannes, et les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe pour Horizons et Gabriel Attal pour Renaissance. Il juge qu’au-delà de quatre participants, le débat perdrait en profondeur. Il écarte donc Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de gauche, en refusant de mélanger les camps sous prétexte de faire du en-même-temps.
La démarche prend de l’ampleur parce que les positions bougent. Édouard Philippe apparaît affaibli dans les sondages, distancé par Jean-Luc Mélenchon, qui accéderait au second tour face à Marine Le Pen. Gabriel Attal a donc avancé l’idée d’une primaire des démocrates pour éviter ce duel. Bruno Retailleau lui emboîte le pas. Il dit n’avoir jamais pris à la légère l’hypothèse d’un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Il pensait que les sondages départageraient les candidats de son camp, mais constate que la situation ne prend pas cette direction.
À ce stade, trois des quatre principaux candidats de la droite et du centre se retrouvent sur le principe d’une primaire. Gabriel Attal, Bruno Retailleau et David Lisnard. Édouard Philippe, lui, rejette l’exercice et parle d’une primaire de la division et de la confusion. Gabriel Attal maintient pourtant que ce mode de désignation est inéluctable. En attendant, Bruno Retailleau propose trois grands débats sur le pouvoir d’achat, le régalien et l’écologie. Il veut que les Français voient les différences. Il cite la modification de la Constitution concernant Édouard Philippe et le projet européen de Gabriel Attal, qui parle d’États-Unis d’Europe. Ce fédéralisme lui paraît irréaliste. Avec David Lisnard, qu’il dit plus proche de lui, il ne relève pas de divergence majeure.
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