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Au Brésil, la fin des paris en ligne redirige l’argent vers les supermarchés

La consommation alimentaire progresse dans les supermarchés brésiliens depuis l’interdiction des paris en ligne. Les clubs de football disent perdre des…

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Au Brésil, la fin des paris en ligne redirige l’argent vers les supermarchés

La consommation alimentaire progresse dans les supermarchés brésiliens depuis l’interdiction des paris en ligne. Les clubs de football disent perdre des revenus et portent le dossier devant la Cour suprême.

Depuis que le Brésil a coupé les paris sportifs et les casinos en ligne, un mouvement inattendu se dessine dans les rayons. Les supermarchés constatent une hausse de la consommation alimentaire, tandis que les clubs de football alertent sur la baisse de leurs recettes. Le sujet est arrivé devant la Cour suprême, où les deux camps défendent leurs chiffres et leurs intérêts.

Le président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva a décidé cette interdiction au début du mois d’octobre, pendant la campagne qui l’a conduit à sa réélection. L’exécutif met en avant l’endettement excessif d’une partie de la population. Dans les supermarchés, João Galassi, président de l’Association brésilienne des supermarchés (Abras), dit avoir repéré une croissance réelle de 6,5 % de la consommation alimentaire lors de la première semaine suivant l’interdiction, par rapport à 2025. Selon lui, l’argent auparavant consacré aux paris revient déjà vers l’alimentation, le paiement des dettes et les besoins des familles.

De l’autre côté, le ballon rond encaisse. Flamengo, club le plus populaire du pays, estime que l’interdiction entraîne une baisse de revenus d’environ 430 millions de réaux par an, soit 70 millions d’euros. Son vice-président Flávio de Araújo Willeman défend ce chiffre. Corinthians, Cruzeiro, Botafogo, Fluminense, Gremio et Sao Paulo signalent aussi des recettes en recul. Le secteur des paris, soutenu par les clubs qu’il sponsorise, a déposé plusieurs recours contre la mesure. La Cour suprême les examine.

Les représentants des clubs insistent sur le calendrier. La Belgique, l’Italie et l’Espagne, qui ont interdit la publicité pour les paris, ont laissé plusieurs mois aux équipes pour s’adapter. Au Brésil, le secteur n’a disposé que de dix jours. L’interdiction a été instaurée par décret. Le Parlement doit encore voter pour lui donner force de loi avant la fin du mois de janvier. L’opposition conservatrice a renforcé sa majorité lors du scrutin d’octobre, ce qui pèse sur la suite du débat.

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