Politique
L’avis d’un roi de la romance à Bollywood : et si l’amour avait encore de l’avenir ?
Alors que les films d’action explosent les records au box-office indien, un réalisateur iconique mise tout sur les histoires d’amour. Et il assure que la…


Alors que les films d’action explosent les records au box-office indien, un réalisateur iconique mise tout sur les histoires d’amour. Et il assure que la génération Z en a plus que jamais besoin.
Imtiaz Ali, le cinéaste derrière des classiques comme « Jab We Met » ou « Rockstar », n’a pas l’intention de suivre la mode des superproductions survitaminées. Dans une récente interview, il assume son pari sur la comédie romantique. Pour lui, à une époque marquée par le changement climatique et les tensions mondiales, les jeunes cherchent des histoires qui donnent envie de croire en quelque chose de durable.
Son nouveau film, « Main Vaapas Aaunga » (qui signifie « je reviendrai »), sort le 12 juin. L’intrigue traverse huit décennies et commence en 1947, au moment de la partition douloureuse entre l’Inde et le Pakistan. L’idée lui est venue après avoir écouté deux membres de sa famille, âgés de 91 et 95 ans, raconter leur voyage récent vers les villages de leur enfance, de l’autre côté de la frontière. Presque chaque scène du film, dit-il, est tirée de la vie réelle.
Imtiaz Ali ne condamne pas pour autant les films d’action qui cartonnent en ce moment, comme « Animal » ou la série « Pushpa ». Il explique que ce qui compte, c’est la sincérité du projet. Un film qui repose sur des sentiments négatifs peut rencontrer un succès rapide, mais pour durer, il faut y mettre du cœur. Le public, surtout la moitié des Indiens qui a moins de 25 ans, ressent quand un film est fait avec amour.
Le réalisateur constate un phénomène étonnant. Ses anciens films « Rockstar » et « Laila Majnu », récemment rediffusés, ont eu encore plus de succès auprès des jeunes d’aujourd’hui qu’à leur sortie. Preuve, selon lui, que la génération Z a soif d’histoires d’amour authentiques, même si elle peine à en vivre dans la réalité. Son conseil pour les cinéastes est simple : faire un film pour qu’il dure, car la difficulté est temporaire, mais le film, lui, reste éternel.
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