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L’Amérique riposte par une pluie de bombes sur l’Iran

Les États-Unis viennent de frapper des dizaines de cibles militaires iraniennes après une attaque avortée contre leurs troupes. La zone tremble, entre…

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L'Amérique riposte par une pluie de bombes sur l'Iran

Les États-Unis viennent de frapper des dizaines de cibles militaires iraniennes après une attaque avortée contre leurs troupes. La zone tremble, entre représailles annoncées et population lasse.

L’armée américaine a lancé dans la nuit de mercredi à jeudi une vague de bombardements intensifs contre l’Iran. Le Commandement central américain précise avoir visé des centres de commandement des Gardiens de la Révolution, des sites de missiles et de drones, ainsi que des infrastructures de surveillance et de défense côtières. Dans le sud du pays, les provinces du Khuzestan et d’Hormozgan ont été touchées. Sur l’île de Qeshm, les secours recherchent deux personnes ensevelies sous les décombres d’une maison.

Cette opération répond à une tentative d’attaque surprise menée mardi par les Gardiens de la Révolution contre des forces américaines stationnées au Moyen-Orient. Selon Washington, plusieurs missiles balistiques ont été lancés, mais tous ont été interceptés à temps. Mercredi déjà, le président américain avait prévenu qu’il frapperait fort, parlant d’une raclée pour ses adversaires. Il a répété devant la presse que c’était à son tour d’agir.

L’escalade ne s’arrête pas là. Plus tôt dans la semaine, les États-Unis et l’Arabie saoudite avaient mené des frappes conjointes en Irak contre des groupes armés pro-iraniens, accusés d’avoir attaqué des installations pétrolières saoudiennes. Ces raids ont fait vingt morts et trente-deux blessés parmi les factions chiites du Hachd al-Chaabi, intégrées aux forces irakiennes. La Résistance islamique en Irak, puissante alliance pro-Téhéran, a promis une riposte inévitable, menaçant directement les intérêts américains en Arabie saoudite.

Bagdad a dénoncé une violation flagrante de sa souveraineté, tandis que Téhéran condamne ces frappes sur son voisin. Dans la capitale iranienne, l’ambiance est morose. Une retraitée de soixante ans témoigne d’une population découragée, ne sachant plus si le pays est en guerre ou en paix. Parallèlement, le conflit s’étend à la mer Rouge, où les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont visé un pétrolier saoudien. Ryad compte sur ces eaux pour ses exportations pétrolières, mais Téhéran verrouille aussi le détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule. Un chercheur saoudien résume la situation : Téhéran utilise désormais son réseau de proxys pour poursuivre la guerre par d’autres moyens, avec une cohérence stratégique redoutable.

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