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L’AIEA ne veut pas se contenter des promesses iraniennes

L’Agence internationale de l’énergie atomique réclame un accès renforcé aux sites nucléaires iraniens. En jeu : des centaines de kilos d’uranium enrichi…

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L'AIEA ne veut pas se contenter des promesses iraniennes

L’Agence internationale de l’énergie atomique réclame un accès renforcé aux sites nucléaires iraniens. En jeu : des centaines de kilos d’uranium enrichi et la crédibilité de l’accord signé en juin.

Le chef de l’AIEA, Rafael Grossi, a été clair vendredi depuis Tokyo. Les intentions affichées par Téhéran de ne pas développer d’armes nucléaires ne suffisent pas. Il faut un système de vérification très poussé, et le plus vite possible. Cette demande intervient après l’accord de cessez-le-feu du 17 juin, qui prévoyait déjà un mécanisme pour traiter les stocks d’uranium hautement enrichi. Mais pour l’agence onusienne, les mots doivent être suivis d’actes concrets sur le terrain.

Le principal point d’achoppement reste les stocks d’uranium. Avant les frappes de juin 2025, l’AIEA estimait que l’Iran détenait environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, un niveau très proche de celui nécessaire pour une bombe. Depuis, Téhéran refuse l’accès aux inspecteurs sur les sites bombardés. Les discussions sur le sort de cet uranium n’ont qu’à peine commencé. Deux solutions sont sur la table : diluer le matériau sur place sous supervision internationale, ou l’exporter hors d’Iran, une option soutenue par Washington.

Au-delà du nucléaire, d’autres sujets enflamment la région. Les pétromonarchies du Golfe veulent que l’accord aborde aussi le programme balistique iranien et le soutien aux groupes armés, des points absents du protocole de juin. Le détroit d’Ormuz reste une poudrière. Téhéran veut imposer des droits de passage dans cette voie maritime stratégique. Un cargo y a été endommagé cette semaine, les médias américains pointent l’Iran. L’Organisation maritime internationale a même suspendu l’évacuation de 11 000 marins bloqués dans le Golfe. Au Liban, malgré l’accalmie prévue par l’accord, Israël a mené de nouvelles frappes contre le Hezbollah. Le chef du mouvement chiite qualifie pourtant l’accord de défaite israélo-américaine et exige un retrait israélien inconditionnel.

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