Politique
La gauche française éclate après l’interdiction du concert de LFI à Paris
Le préfet de police a interdit le concert de la France insoumise prévu place de la République pour la Fête de la musique. Une décision qui divise…

Le préfet de police a interdit le concert de la France insoumise prévu place de la République pour la Fête de la musique. Une décision qui divise profondément la gauche et attise les tensions politiques.
La préfecture de police de Paris a pris une décision qui ne passe pas. En pleine Fête de la musique, elle a interdit le concert organisé par La France insoumise place de la République. Motif invoqué des risques de troubles à l’ordre public, liés à la présence d’artistes jugés controversés et à un contexte politique très tendu. Les forces de l’ordre étant déjà mobilisées sur d’autres événements majeurs, la préfecture estime qu’il faut éviter tout débordement. Une position qui a immédiatement déclenché une vague d’indignation chez les Insoumis. Jean-Luc Mélenchon parle d’un scandale démocratique. Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, dénonce des pratiques autoritaristes.
Mais au sein même de la gauche, les réactions sont loin d’être unanimes. Certains élus socialistes prennent leurs distances. Le maire PS de Paris Centre, Ariel Weil, juge l’événement irresponsable et dénonce une récupération politique. À l’Hôtel de ville, on s’agace de la méthode employée par LFI. Au lieu de demander une simple autorisation d’occupation de l’espace public pour un concert, le parti a déclaré l’événement comme une manifestation revendicative. Une façon de forcer la main à la municipalité. Du côté des écologistes, le sénateur Thomas Dossus voit dans cette interdiction un climat policier inquiétant pour la liberté culturelle. La gauche est donc fracturée entre ceux qui défendent le droit de manifester et ceux qui pointent du doigt la provocation.
Le camp présidentiel, lui, soutient sans réserve la préfecture. Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, a fustigé la programmation du concert sur France 2. Il évoque des artistes qui auraient tenu des propos antisémites et qui promeuvent la violence. Il vise notamment le rappeur Médine, invité par LFI, qui a soutenu l’humoriste Dieudonné et publié un tweet jugé antisémite contre l’essayiste Rachel Khan. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a renchéri en affirmant que le préfet protège les Parisiens. De son côté, LFI a annoncé un recours devant le tribunal administratif. Le mouvement insoumis tente de transformer cette interdiction en arme politique pour nourrir son discours anti-système face à la majorité présidentielle.
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