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La Coupe du monde sous tension à Los Angeles avec les protestations contre l’Iran
Des centaines d’opposants au régime iranien ont manifesté lundi lors du match Iran Nouvelle-Zélande dans un stade de Los Angeles. Ils considèrent l’équipe…


Des centaines d’opposants au régime iranien ont manifesté lundi lors du match Iran Nouvelle-Zélande dans un stade de Los Angeles. Ils considèrent l’équipe nationale comme un instrument de propagande du gouvernement de Téhéran.
Devant le SoFi Stadium, plusieurs centaines de manifestants ont fait flotter l’ancien drapeau de l’Iran, celui d’avant la révolution de 1979, frappé d’un lion et d’un soleil. Tambours et slogans ont résonné contre la « Team Melli », l’équipe nationale. Une étudiante en philosophie, Ava Amin, a dénoncé une équipe qui représente le régime et non le peuple iranien. « Quand le peuple se fait tuer, ils ferment les yeux et restent silencieux », a-t-elle ajouté.
La grande communauté iranienne de Los Angeles, surnommée Tehrangeles, aurait pu donner l’impression d’un match à domicile pour l’Iran. Mais une large partie de la diaspora est farouchement opposée à la République islamique. « C’est l’équipe des mollahs, donc on ne peut pas la soutenir », a déclaré Gilbert Gastin, un Irano-Américain exilé depuis 20 ans. « Ce régime a tué tant de gens en 47 ans, nous sommes ici pour rappeler à tout le monde que l’Iran a besoin d’une démocratie. »
À l’intérieur du stade, malgré l’interdiction de la Fifa des signes politiques, de nombreux supporters ont arboré le drapeau d’avant la révolution. Certains stadiers ont tenté de les faire ranger, mais plusieurs centaines de personnes ont affiché ce symbole. Quand l’hymne national iranien a retenti, les huées se sont mêlées aux encouragements. Une atmosphère contrastée qui rappelle les tensions de la Coupe du monde au Qatar en 2022, après la répression des manifestations suite à la mort de Mahsa Amini.
L’équipe iranienne doit aussi composer avec des difficultés extra-sportives. En raison de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, sa participation a été incertaine. Le camp de base a été déplacé à Tijuana, au Mexique, et une quinzaine de membres de l’encadrement se sont vu refuser des visas américains. « Ce n’est pas facile pour eux », admet Hamid Parvizi, un manifestant. « Mais quand on parle de l’Iran, c’est impossible de séparer sport et politique. » Il regrette également l’absence de Sardar Azmoun, le troisième meilleur buteur de l’histoire de la sélection, écarté pour une publication sur les réseaux sociaux jugée déplaisante par Téhéran.
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