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Le 4 juillet version Trump : un meeting géant pour mettre l’Amérique à son image

Le président américain promet un rassemblement monumental à Washington pour la fête de l’Indépendance. Mais derrière les pétards et les discours, c’est…

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Le 4 juillet version Trump : un meeting géant pour mettre l’Amérique à son image

Le président américain promet un rassemblement monumental à Washington pour la fête de l’Indépendance. Mais derrière les pétards et les discours, c’est une guerre d’influence qui s’annonce entre deux visions de la célébration nationale.

Donald Trump veut marquer le 4 juillet de son empreinte. Il annonce un immense meeting politique dans la capitale américaine, avec feux d’artifice, fanfares militaires et un discours qu’il promet « inoubliable ». Sur son réseau Truth Social, il parle du « rassemblement le plus spectaculaire de tous », un hommage au peuple et à la force du pays. Une manière de s’approprier la fête nationale, traditionnellement apolitique, et de transformer le jour de l’Indépendance en tribune personnelle.

Cette décision ne passe pas inaperçue. Déjà, le mois dernier, un concert prévu pour le 250e anniversaire des États-Unis avait été annulé. Le rocker Bret Michaels, qui devait y participer, avait dénoncé une dérive trop clivante. « Ce que l’on m’avait présenté comme une célébration est devenu bien plus politique que ce que j’avais accepté », avait‑il expliqué. Aujourd’hui, le week-end du 4 juillet s’organise autour de deux comités concurrents. D’un côté, « Freedom 250 », piloté par des proches de Trump, concentre ses festivités sur Washington. De l’autre, le comité bipartisan « America 250 » propose des événements dans plusieurs villes du pays.

Los Angeles a déjà dévoilé son programme. Le 4 juillet, le Los Angeles Memorial Coliseum accueillera un concert avec Queen Latifah, Chris Stapleton et les Smashing Pumpkins. La recette sera reversée à Feeding America, une ONG d’aide alimentaire. Un choix qui contraste avec le show trumpiste, centré sur la capitale et sur une mise en scène du pouvoir. Le message est clair : célébrer l’Amérique peut prendre des formes très différentes, selon qui tire les ficelles.

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