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Trump débarque au G7 avec un accord choc sur Ormuz et un sourire en coin
Le président américain arrive à Évian avec une promesse de réouverture complète du détroit d’Ormuz vendredi. Mais il balance l’offre de son hôte français…


Le président américain arrive à Évian avec une promesse de réouverture complète du détroit d’Ormuz vendredi. Mais il balance l’offre de son hôte français dans les cordes, jugeant l’aide internationale inutile.
Donald Trump a posé le pied en France ce lundi, direction le sommet du G7 à Évian. Dans ses bagages, un accord surprise avec l’Iran pour débloquer le détroit d’Ormuz, fermé depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leur offensive fin février. Le texte de cet accord n’a pas été rendu public, mais le milliardaire promet une cérémonie de signature à Genève après vendredi. Ce jour-là, assure-t-il, le passage dans le Golfe sera complètement ouvert. Un vrai coup de théâtre pour les dirigeants réunis dans la station alpine, d’autant que Trump a déjà prévu d’en dévoiler les détails lors du dîner d’ouverture avec ses homologues du G7.
Mais le président américain n’a pas mis longtemps à doucher l’enthousiasme de son hôte Emmanuel Macron. Ce dernier proposait de déployer une force multinationale, notamment le porte-avions Charles-de-Gaulle, pour déminer et sécuriser la zone lors de la réouverture. Trump a lancé qu’il n’en voyait pas l’utilité, ajoutant au passage qu’un ou deux bateaux de quelques pays ne seraient pas de trop, histoire de voir venir. Il a même glissé un mot doux à Emmanuel Macron en le qualifiant d’ami spécial, mais l’offre française est restée en suspens. Macron a d’ailleurs reconnu qu’elle ne serait peut-être ni souhaitée ni nécessaire. Autre point clé les péages pour traverser le détroit. Le président français a insisté pour qu’il n’y en ait pas, invoquant le droit international et la menace d’une flambée des prix. Trump l’a rassuré sur ce point, sans donner plus de détails.
Au-delà du Moyen-Orient, le sommet s’annonce chargé. Le ton est déjà monté sur le commerce Trump a menacé d’écraser le vin français de droits de douane si Paris ne lâche pas sur la taxe qui frappe les géants de la tech comme Apple ou Google. La réponse d’Emmanuel Macron a été ferme, même s’il espère garder son invité jusqu’à la fin du sommet mercredi. Et puis il y a l’Ukraine. Volodymyr Zelensky, présent mardi, réclame une réplique décisive après des frappes russes qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale classée à Kiev. Donald Trump, qui a parlé dimanche avec Vladimir Poutine et le président ukrainien, a jugé qu’il serait peut-être possible de faire quelque chose. Mais rien ne dit qu’il suivra les Européens sur la voie de nouvelles sanctions. Zelensky a proposé une rencontre avec Poutine en marge du G7, mais la Russie n’est pas prête à négocier. Le sommet d’Évian tient donc toutes ses promesses entre imprévisibilité américaine et urgences géopolitiques.
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