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Justice suspend l’interdiction du concert de LFI : la fête peut continuer

Le tribunal administratif de Paris annule la décision du préfet qui avait interdit un rassemblement de La France insoumise sur la place de la République.…

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Justice suspend l’interdiction du concert de LFI : la fête peut continuer

Le tribunal administratif de Paris annule la décision du préfet qui avait interdit un rassemblement de La France insoumise sur la place de la République. Faute de preuves solides, les juges estiment que les risques de débordements n’étaient pas assez justifiés.

Le feuilleton judiciaire autour du concert de La France insoumise pour la Fête de la musique vient de connaître un rebondissement. Vendredi, le tribunal administratif de Paris a suspendu l’arrêté pris par la préfecture de police, qui interdisait l’événement prévu place de la République. La raison invoquée par le préfet concernait un risque de troubles à l’ordre public, notamment en raison de la présence annoncée de personnalités comme Assa Traoré, fondatrice du Comité Adama, ou les rappeurs Médine et Soso Maness. Mais pour les magistrats, cette inquiétude n’était pas assez étayée.

Concrètement, le tribunal a jugé qu’aucun élément produit par la préfecture ne permettait de prouver que la venue de ces invités entraînerait des violences ou des appels à la haine. Il a aussi souligné un point clé les organisateurs du concert n’avaient en réalité pas prévu la participation d’Assa Traoré, ni celle des deux rappeurs. La préfecture s’était notamment appuyée sur une chanson de Soso Maness où il scandait « Tout le monde déteste la police » en 2021. Mais sans lien direct avec l’événement prévu, ce seul argument n’a pas suffi à justifier une interdiction aussi radicale.

Cette décision illustre un équilibre délicat entre le maintien de l’ordre et la liberté de réunion. Le juge a rappelé qu’interdire un rassemblement ne doit être qu’un dernier recours, quand le danger est clair et imminent. Ici, les risques avancés par la préfecture sont restés trop vagues. Un camouflet pour le gouvernement, dont la porte-parole avait défendu la mesure en parlant d’« invités aux propos injurieux envers les forces de l’ordre ». Désormais, le concert peut avoir lieu, et la place de la République résonnera peut-être au son de la fête, plutôt que des polémiques.

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