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Irlande du Nord, l’invité qui veut jouer les trouble-fête avant le Mondial

Michael O’Neill et ses jeunes guerriers débarquent en France sans complexe. L’objectif pour ce match amical : montrer qu’ils ne sont pas là pour faire de…

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Irlande du Nord, l'invité qui veut jouer les trouble-fête avant le Mondial

Michael O’Neill et ses jeunes guerriers débarquent en France sans complexe. L’objectif pour ce match amical : montrer qu’ils ne sont pas là pour faire de la figuration.

Avant le grand départ des Bleus pour la Coupe du monde, un dernier test les attend. Et l’Irlande du Nord n’a pas l’intention de leur offrir une promenade de santé. Le sélectionneur Michael O’Neill le dit sans détour : son équipe doit se comporter en « invité difficile ». Peu importe que la France veuille célébrer son départ en beauté, les Nord-Irlandais veulent rendre la soirée compliquée. « Leur manière de célébrer ne nous regarde pas, ce n’est pas notre problème », lâche-t-il. Pour une équipe qui sort d’une élimination en barrages contre l’Italie, se frotter aux vice-champions du monde est un test grandeur nature. Voir si ses joueurs seront intimidés ou non, voilà l’enjeu numéro un pour O’Neill.

Un défi de taille, surtout quand on regarde l’effectif nord-irlandais. Seuls cinq joueurs évoluent en Premier League et les deux grands espoirs offensifs, Kieran Morrison et Ceadach O’Neill, n’ont que 19 et 18 ans avec une seule sélection chacun. Le reste du groupe vient très majoritairement de Championship, la deuxième division anglaise. Mais ce jeune âge est aussi une force aux yeux du coach. « Pour eux, l’opportunité de se tester à ce niveau ne se présente pas souvent. Le plus dur, face à des joueurs pareils, c’est d’acquérir la confiance en soi », explique-t-il. La majorité de son équipe a moins de 22 ans. Un groupe prometteur mais encore tendre, qui devra puiser dans ses ressources pour ne pas plier face à la machine française.

Car si les Bleus jouent sérieusement, la soirée peut vite devenir très longue pour les visiteurs. O’Neill le reconnaît sans problème. « On ne profitera pas si le score n’est pas favorable », prévient-il. Pas question de se focaliser sur le tableau d’affichage. Ce qu’il veut voir, c’est de la résilience, de la confiance et cette capacité à faire mal à l’adversaire, même sous pression. L’âge n’est pas une excuse. « L’essentiel, c’est de maintenir l’équipe performante le plus longtemps possible. Nous aurons besoin de beaucoup d’énergie. Tous nos joueurs sont sélectionnés pour être prêts à entrer sur le terrain si on a besoin d’eux. » Message reçu. Reste à voir si ces jeunes loups auront les dents assez longues pour mordre les champions du monde en titre.

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