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« Il n’y a pas de corruption généralisée » lance Pedro Sánchez aux députés
Le Premier ministre espagnol a nié en bloc toute corruption systémique autour de lui et du Parti socialiste. Face aux multiples enquêtes visant ses…


Le Premier ministre espagnol a nié en bloc toute corruption systémique autour de lui et du Parti socialiste. Face aux multiples enquêtes visant ses proches, il a tenté de reprendre la main devant le Parlement.
Pedro Sánchez s’est présenté mercredi devant les députés à Madrid. Le chef du gouvernement espagnol a choisi de s’exprimer solennellement pour répondre aux affaires qui s’accumulent et fragilisent son exécutif depuis des mois. Il a fermement rejeté l’idée d’une corruption généralisée, dénonçant une stratégie politique et médiatique visant à tout mélanger pour brouiller l’opinion. Selon lui, ces pratiques n’ont jamais été tolérées ni même connues de sa part. Il a défendu le bilan de son gouvernement en matière de lutte contre la corruption depuis 2018.
Pourtant, les dossiers embarrassants se multiplient autour de lui. Son ancien ministre et bras droit José Luis Ábalos a été condamné lundi à 24 ans de prison pour corruption. L’épouse du Premier ministre, Begoña Gómez, s’est vue interdire de quitter l’Espagne dans une enquête pour trafic d’influence. Elle doit remettre son passeport à la justice et se présenter deux fois par mois au tribunal. Pedro Sánchez a jugé ces mesures disproportionnées, les qualifiant de déraisonnables. Son frère attend également son procès pour trafic d’influence, tout comme son mentor et ancien chef du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero, inculpé dans une affaire de prêt public à une compagnie aérienne pendant la pandémie.
L’opposition a immédiatement réagi. Le chef du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo, a réclamé la dissolution du Parlement et des élections anticipées, déclarant ne plus supporter tous ces scandales. Santiago Abascal, dirigeant du parti d’extrême droite Vox, a interpellé Pedro Sánchez en lui demandant s’il n’éprouvait pas de honte et en l’enjoignant à convoquer des élections immédiates. Mais le Premier ministre socialiste refuse obstinément, affirmant sa détermination à rester à la tête du gouvernement jusqu’à la fin de la législature en 2027. Il a reconnu que l’exécutif et son parti n’étaient pas parfaits ni infaillibles, mais il a assuré n’avoir jamais eu connaissance d’une présumée officine interne au PSOE chargée d’interférer dans ces affaires. Il a aussi réitéré que son parti n’avait jamais reçu de financement illégal. Une mise au point qui n’a pas calmé les tensions dans un climat politique de plus en plus lourd.





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