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Fuite massive de données à la Fédération sportive de la police nationale

Des milliers d’informations sensibles, dont des certificats médicaux vieux de plusieurs années, auraient été dérobées. Une enquête est ouverte.

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Fuite massive de données à la Fédération sportive de la police nationale

Des milliers d’informations sensibles, dont des certificats médicaux vieux de plusieurs années, auraient été dérobées. Une enquête est ouverte.

La Fédération sportive de la police nationale (FSPN) est dans le viseur de cybercriminels. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à la section de lutte contre la cybercriminalité. Les investigations portent sur des « atteintes à un système automatisé de données » commises contre l’hébergeur de la fédération. Les autorités cherchent à comprendre comment les pirates ont pu accéder à une base de données qui semble très sensible.

Selon les premiers éléments, l’attaque révèle un risque sérieux pour les licenciés. La FSPN a prévenu que « les données piratées pourraient remonter sur plusieurs années de licences ». Concrètement, des noms, prénoms et adresses mail pourraient être exposés. Mais le plus inquiétant, ce sont les quelque 180 000 certificats médicaux qui circuleraient désormais sur le web. Le site spécialisé FrenchBreaches, qui a repéré des fichiers partagés à l’origine de la diffusion, estime l’ampleur potentielle, même si « l’étendue exacte de la compromission » n’est pas encore confirmée. La fédération appelle donc ses membres à redoubler de vigilance face aux mails frauduleux et aux tentatives d’hameçonnage.

Cette attaque s’inscrit dans une vague récente de cyberattaques en France. Début juin, l’Office anti-cybercriminalité annonçait avoir démantelé le groupe de hackers Dumpsec, responsable de fuites touchant notamment l’Assemblée nationale. Sept personnes avaient été arrêtées, dont deux mineurs de 15 et 22 ans, déjà mis en examen. Ces exemples montrent que les données personnelles, surtout celles liées à des institutions publiques ou à des corps de métier sensibles, restent une cible de choix pour les pirates.

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