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Frappes conjointes américano-saoudiennes en Irak, le pétrole flambe
Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont lancé des raids aériens visant des groupes armés pro-iraniens en Irak. En représailles, Téhéran a tiré des…


Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont lancé des raids aériens visant des groupes armés pro-iraniens en Irak. En représailles, Téhéran a tiré des missiles et la guerre régionale s’étend encore.
Mercredi, l’armée américaine et son allié saoudien ont frappé plusieurs sites en Irak, tuant au moins 20 combattants du Hachd al-Chaabi, une coalition de groupes armés soutenus par l’Iran et officiellement intégrée aux forces irakiennes. Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) justifie ces frappes en affirmant avoir visé des « sites logistiques et d’armement terroristes ». De son côté, le Hachd al-Chaabi dénonce une « escalade dangereuse » et une « agression » contre ses bases dans sept provinces, de Bagdad à Bassorah. Les groupes pro-iraniens en Irak nient être responsables des tirs de drones qui ont visé des installations pétrolières dans l’est de l’Arabie saoudite, contrairement à ce qu’affirme Ryad.
Cette nouvelle offensive intervient après plusieurs jours d’accalmie relative. Le Centcom précise avoir aussi intercepté des missiles tirés par l’Iran, qu’il qualifie de « tentative d’attaque surprise ». En Jordanie, alliée de Washington, l’armée dit avoir stoppé cinq missiles venus d’Iran. Les Gardiens de la Révolution iraniens confirment avoir ciblé une base aérienne et le centre de commandement américain avec des missiles balistiques. Le conflit s’élargit encore vers un front resté calme depuis 2022, entre les rebelles houthis du Yémen et l’Arabie saoudite. Les Houthis, soutenus par l’Iran, affirment avoir visé un pétrolier saoudien en mer Rouge, accusant Ryad de violer un blocus naval qu’ils disent avoir imposé.
Les cours du pétrole grimpent nettement, le baril de Brent atteignant 87,33 dollars, soit une hausse de près de 4 %. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, dépend de la mer Rouge pour ses exportations, tandis que l’Iran verrouille de nouveau le détroit d’Ormuz, par où transitaient avant la guerre environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Les Gardiens de la Révolution annoncent avoir frappé et arrêté trois pétroliers qui tentaient de franchir ce passage stratégique. Pendant ce temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu était à Washington, où il a rencontré Donald Trump pour la première fois depuis le début de la guerre régionale déclenchée le 28 février. Les deux hommes parlent d’un « objectif commun » pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, mais leurs relations restent tendues après des désaccords sur les négociations de cessez-le-feu en avril. Netanyahu, candidat aux législatives d’octobre, est donné en difficulté dans les sondages. Israël n’a pas participé à cette dernière vague d’hostilités mais promet de riposter à toute attaque.
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