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Franco Baresi, l’âme de l’AC Milan, est mort à 66 ans

Le footballeur italien, incarnation de l’élégance défensive et de la fidélité à un seul club, s’est éteint ce vendredi. Il laisse derrière lui vingt ans…

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Franco Baresi, l'âme de l'AC Milan, est mort à 66 ans

Le footballeur italien, incarnation de l’élégance défensive et de la fidélité à un seul club, s’est éteint ce vendredi. Il laisse derrière lui vingt ans de carrière, six titres de champion d’Italie et trois Ligues des champions.

L’annonce est tombée ce matin, brutale, depuis le siège du club lombard. Franco Baresi n’est plus. L’ancien libéro, né à Travagliato, avait 66 ans. Le communiqué ne donne aucun détail sur les circonstances exactes de sa mort. On sait seulement que l’ancien capitaine avait été opéré en août 2025 d’un nodule pulmonaire, avant de suivre un long traitement par immunothérapie.

Pour des générations de supporters, Baresi était bien plus qu’un défenseur. Il était le roc de San Siro, le joueur qui a porté le maillot rouge et noir 716 fois entre 1977 et 1997, pour 33 buts. Un palmarès hors normes avec six Scudetti remportés en 1979, 1988, 1992, 1993, 1994 et 1996, et trois sacres continentaux en 1989, 1990 et 1994. Balle au pied, il affichait une intelligence rare, un sens du placement qui faisait paraître le jeu facile. Son sang-froid sur les penalties et sa lecture des matchs ont fait de lui une référence mondiale à son poste.

Son histoire personnelle force le respect. Recalé à 14 ans par l’Inter Milan et l’Atalanta Bergame, il a construit toute sa carrière à l’AC Milan, sans jamais partir, même quand le club a traversé les turbulences et connu la relégation en Serie B. Pour le remercier, le club a retiré son numéro 6. Après sa retraite, il est resté dans la maison milanaise, occupant plusieurs rôles d’entraîneur dans les équipes de jeunes.

En sélection nationale, Baresi a aussi marqué les esprits avec 81 capes. Il a vécu l’étrange destin du Mondial 1982, remporté sans jouer la moindre minute. Huit ans plus tard, il a connu la déchirure d’une finale perdue aux tirs au but contre le Brésil en 1994. Surnommé « Il Capitano », il a été deuxième du Ballon d’Or en 1989, puis reconnu par la FIFA dans son classement des 100 plus grands joueurs vivants en 2004. Aujourd’hui, le football italien pleure l’un de ses plus beaux symboles de classe et de loyauté.

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