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Frais d’inscription université bientôt cinq fois plus chers pour les étudiants français
Un rapport remis au gouvernement alerte sur l’urgence de réformer le financement des universités. Il propose une hausse massive des frais d’inscription…


Un rapport remis au gouvernement alerte sur l’urgence de réformer le financement des universités. Il propose une hausse massive des frais d’inscription pour les étudiants français, avec un barème progressif pour les plus modestes.
Le constat est sans appel. Un rapport commandé par le gouvernement vient de tomber et il sonne l’alarme. Le modèle de financement des universités françaises file tout droit vers le mur. D’après ce document, si rien ne change, le système ne sera plus tenable d’ici 2030. Le déficit pourrait atteindre 2 milliards d’euros. Pourquoi une telle situation ? Les dépenses augmentent plus vite que les recettes, surtout à cause des salaires du personnel. Pendant ce temps, les frais d’inscription payés par les étudiants français restent symboliques. Une année de licence coûte actuellement 178 euros, un master 254 euros. Cela ne représente que 1,9% du coût réel des formations. Les universités vivent presque uniquement sur la subvention de l’État, qui représente 76% de leurs ressources. Mais cette manne ne suit plus le rythme.
Pour éviter l’appauvrissement généralisé, les auteurs du rapport avancent une solution radicale. Ils proposent de multiplier les frais d’inscription par cinq environ. Concrètement, une année de licence passerait à 900 euros, un master à 1 300 euros. Cela rapporterait 1,5 milliard d’euros supplémentaires aux universités. Mais attention, cette hausse ne serait pas brutale. Deux scénarios sont envisagés. Une augmentation progressive sur cinq ou six ans. Ou une hausse d’un seul coup dès la première année. Le gouvernement a déjà précisé qu’il n’y aura aucun changement pour les rentrées 2026 et 2027. Autre point clé les étudiants les plus modestes ne paieraient rien. Le rapport prévoit un barème progressif qui exonère ceux qui ont peu de revenus, grâce à une refonte du système de bourses. L’idée est de ne pas remettre en cause l’égal accès à l’enseignement supérieur.
Mais la hausse des frais d’inscription n’est pas la seule piste. Le rapport pousse les universités à diversifier leurs ressources. Par exemple, mieux valoriser leur patrimoine immobilier, qui ne rapporte aujourd’hui que 0,6% de leurs recettes. Développer des cursus payants, nouer des partenariats avec des entreprises. Les auteurs souhaitent aussi plus d’autonomie pour les facultés. Elles pourraient adapter leur offre de formation en fonction de leurs moyens et des besoins locaux. Et même supprimer des cours si nécessaire. Du côté de l’État, la subvention principale devrait rester la ressource numéro un et suivre au moins l’inflation. Mais une partie pourrait désormais être conditionnée à des objectifs précis. Bref, le rapport dessine un nouveau modèle plus flexible et moins dépendant de l’argent public. Une transformation qui, si elle est mise en œuvre, changerait profondément le visage de l’université française.





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24 juin 2026 at 12 h 11 min
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