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Evo Morales accuse le pouvoir bolivien de provoquer un conflit généralisé
L’ex-président bolivien affirme que le gouvernement pousse le pays vers une guerre civile. Depuis son refuge dans le Chapare, il promet de ne pas se…


L’ex-président bolivien affirme que le gouvernement pousse le pays vers une guerre civile. Depuis son refuge dans le Chapare, il promet de ne pas se rendre et appelle à résister.
L’atmosphère est tendue dans la région du Chapare, fief d’Evo Morales. L’ancien chef de l’État s’y cache depuis plusieurs jours, protégé par des dizaines de partisans armés de bâtons et de fusils de chasse. Il est visé par un mandat d’arrêt dans une affaire de traite de mineure qu’il qualifie de pure invention politique. Pour lui, le gouvernement de centre droit de Rodrigo Paz cherche délibérément à envenimer la situation. Il parle d’une politique néolibérale et coloniale qui pousse à l’affrontement. Et il prévient que toute intervention militaire ou policière dans le Chapare rencontrera une résistance déterminée.
La Bolivie sort à peine de sept semaines de blocages routiers. Ces barrages ont provoqué des pénuries d’aliments, de carburant et de médicaments dans tout le pays. Des syndicats, des communautés indigènes et des paysans réclamaient la démission du président Paz, accusé de gérer la pire crise économique depuis quarante ans. Le gouvernement a riposté en décrétant l’état d’exception samedi dernier, donnant à l’armée le pouvoir d’intervenir pour la sécurité intérieure. Une mesure qui a mis fin à la plupart des barrages, sauf dans le bastion de Morales. L’ancien président affirme avoir décrété une trêve, mais assure qu’aucune négociation n’a eu lieu avec le pouvoir.
Morales rejette aussi en bloc l’accusation de traite de mineure. Il y voit une manœuvre pour salir sa réputation, faute de preuves sur des affaires de drogue ou de corruption. Selon lui, le gouvernement invente cette affaire parce que rien ne peut lui être reproché. Il assure que cette accusation fait rire les Boliviens. Mais derrière le ton offensif, le pays reste fragilisé. Morales prévient que si le problème économique de fond n’est pas réglé, de nouvelles mobilisations éclateront. Il ne demande pas formellement la démission du président, mais réclame des élections anticipées comme issue politique. En attendant, l’ex-président refuse de se constituer prisonnier et reste retranché dans son fief, prêt à tout pour ne pas tomber.





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24 juin 2026 at 12 h 44 min
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