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Économie

Économie: André Deljarry souhaite que les commerces restent ouverts malgré un reconfinement

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A l’heure où différents scénarios sont envisagés par l’exécutif pour faire face à la crise de la covid19, la CCI Hérault et son Président André Deljarry réclame le maintien des commerces ouverts.

Le Président de la CCI explique que, « les commerçants sont des professionnels responsables qui ont mis en place toutes les mesures sanitaires nécessaires au sein de leur boutique. Ils ont également fait preuve d’agilité et d’organisation face au couvre-feu de 18h. Pour autant, malgré ces aménagements, la clientèle peine à trouver ses marques et le report de consommation escompté (le matin ou entre midi et 14h) n’a pas intégralement eu lieu ».

« Quelles que soient les mesures annoncées dans prochains jours, il ne serait pas concevable d’envisager une nouvelle fermeture des commerces Une nouvelle fermeture leur serait tout simplement fatale ! », ajoute t-il.

André Deljarry rappelle que, « la période actuelle de soldes est essentielle pour leur permettre d’écouler les stocks. J’ai donc sollicité le cabinet de Bruno Lemaire afin de faire entendre la voix des commerçants. Je sais que CCI France milite également en ce sens. Nous avons également sensibilisé l’ensemble des parlementaires et élus du territoire afin qu’eux aussi portent cette même proposition. Nous devons, comme nous l’avons fait depuis le début de la crise, montrer que le département de l’Hérault reste uni et engagé en faveur de ses commerçants. »

Face un troisièmement confinement qui semble inévitable, la CCI propose les aménagements suivants pour maintenir les commerces ouverts :

  • Fermeture uniquement les dimanches et lundis et non le samedi : nous demandons à ce que les week end soit entendus par « dimanche et lundi ». Le samedi doit être épargné
  • Maintien du couvre-feu à 18h – 
  • Fluidification des flux dans les boutiques
  • Renforcement des protocoles actuels

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Balaruc-les-Bains

Balaruc-les-Bains : Durement touchée par la crise, la municipalité abandonne ses préemptions

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Ville de Balaruc-les-Bains

En mai 2018, la mairie de Balaruc-les-Bains décidait de préempter le bien immobilier situé au 19 rue des Trimarans. Presque trois ans plus tard, en avril 2021, la mairie a finalement décidé de renoncer à acquérir ce local.

Début 2018, Mr Chapuis décide de vendre son local proche du port Suttel, à Balaruc-les-bains. Un entrepreneur de Loupian se positionne afin de racheter ce bien. Étant situé en zone de préemption, la mairie est donc notifiée de la volonté de vendre ce bien immobilier. Intéressée par le projet, la municipalité applique donc son droit le plus stricte en préemptant ce bien en mai 2018. En temps normal, la mairie dispose de deux mois pour saisir l’offre et quatre mois pour payer. Dans ce cas, c’est un dossier qui a duré presque trois ans et qui s’est achevé en avril 2021…

Blandine Canovas, responsable chargée de l’urbanisme à Balaruc-les-Bains explique : « C’est une préemption qui a été très longue pour de nombreuses raisons. Déjà, quand le compromis de vente a été signé, on a appris que le bien était squatté, il a donc fallut attendre que le local soit libre de toute occupation. Ensuite, le propriétaire est décédé à l’été 2019 et il y a eu de nombreux soucis lors de la succession qui s’est réglée au niveau judiciaire. Là encore, ça a repoussé le projet. » Blandine Canovas ajoute : « Malheureusement, entre temps, il y a eu la crise sanitaire qui a complètement chamboulé le budget de la commune avec de nombreux projets qui ont été ajournés. Ici, la mairie souhaitait rénover le port Suttel, créer une capitainerie et faire de nombreux aménagements. » Elle affirme, « quand on préempte, il doit y avoir une réalité du projet derrière. Ici, au vu des difficultés financières que connaît la commune avec la fermeture des thermes, on a dû ajourner le projet de rénovation de port Suttel ; cette préemption n’était donc plus nécessaire. »

Un agent immobilier du secteur l’affirme : « En 40 ans de métier, je n’ai jamais vu ça. Une mairie qui se rétracte de sa préemption à cause d’un manque de financement, ça pose des questions. »

L’économie Balarucoise mise à mal

Ainsi, la municipalité de Balaruc-les-Bains est durement touchée par la Covid-19. En effet, la crise sanitaire a entrainé la fermeture de la station thermale, poumon de l’économie Balarucoise. La première station thermale de France a fermé ses portes entre le 5 mars et le 23 juin 2020. Avec la deuxième vague, elle a, une nouvelle fois, fermé ses portes le 29 octobre 2020. La réouverture de l’établissement est prévue pour le 24 mai. Ainsi, ces longs mois de fermeture ont causé un déficit de plus de 8 millions d’euros sur l’année 2020. 

Thierry Cours, PDG de la SPLETh (Société Publique Locale d’Exploitation des Thermes) explique : « Les thermes de Balaruc sont une société publique locale, c’est-à-dire que les capitaux sont publics. La municipalité est actionnaire majoritaire à hauteur de 85 %, Sète Agglopôle Méditerranée à 14 % et le département de l’Hérault à 1 %. » Il ajoute : « De ce fait, la commune touche une redevance de service, sous forme de loyers, variables en fonction du chiffre d’affaires réalisé. Les longs mois de fermeture ont diminué la part variable de près de 2 millions d’euros pour la commune. En plus de cela, il faut ajouter la distribution de dividendes qui n’a pu avoir lieu en raison du manque de résultats. »

Ainsi, c’est toute l’économie du territoire qui est mise à mal. En effet, les thermes permettent une certaine attractivité touristique qui bénéficie aux campings, aux commerces locaux… Les recettes de la commune, qui dépendent aussi de cette économie, ont largement diminué l’année dernière. Afin de soulager la commune, Sète Agglopôle Méditerranée a versé une aide de 800 000 € aux thermes. Dans le même temps, c’est 1 million d’euros de subvention, sous la forme de fonds de concours, qui ont été versés à la commune de Balaruc-les-Bains pour tous ses futurs projets liés au thermalisme.

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Balaruc-le-Vieux

Balaruc-les-Bains : Les thermes rouvrent le lundi 24 mai

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Les stations thermales sont autorisées à rouvrir à partir du 19 mai. Pour la station Balarucoise – fermée depuis le 29 octobre – cette ouverture se fera le 24 mai prochain.

Vendredi 30 avril, le Conseil National des Établissements Thermaux (CNETh) annonçait une reprise des activités le 9 juin 2021. Mais suite à cette décision, une délégation de députés aurait écrit au président de la République pour faire part du mécontentement de la filière thermale, largement délaissée pendant la crise sanitaire. Ainsi, Emmanuel Macron a pris la décision, hier après midi, d’autoriser la réouverture des centres thermaux à compter du mercredi 19 mai. 

Une réouverture cadrée

Toutefois, pour l’établissement Balarucois, l’ouverture se fera seulement le 24 mai. Thierry Cours, PDG de la SPLETh (Société Publique Locale d’Exploitation des Thermes) explique : « Le choix du 24 mai pour la réouverture s’est décidé pour deux raisons. La première est que l’on fonctionne de façon hebdomadaire. Chaque lundi il y a une nouvelle vague de curistes qui sont accueillis. On n’accueille pas de curiste en semaine. Ensuite, nous devons répondre à des normes sanitaires très strictes avec des prélèvements bactériologiques à réaliser. Ainsi, il nous faut trois semaines pour être capable de relancer la machinerie et d’être opérationnel. »

Il ajoute « Cette réouverture implique toutefois d’appliquer une jauge de 50 % de la capacité totale. Cette jauge a augmenté avec la modification de la date, initialement prévue à seulement 35 %. Ensuite, si tout se passe bien, nous devrions repasser à 100 % à compter du 1er juillet. » L’établissement, actuellement dans les préparatifs pour l’accueil des premiers curistes, n’a pas encore reçu de charte sanitaire. Le PDG de la SPLETh affirme « en attendant, nous appliquons celle de 2020 qui devrait être, dans les grandes lignes, similaire à celle que nous allons recevoir prochainement. »

Un secteur durement touché

Chaque année, c’est près de 54 000 curistes qui viennent dans la cité Balarucoise. Sur l’année 2020, les thermes de Balaruc-les-Bains ont essuyé 8 millions d’euros de pertes. Une somme colossale quand on sait que le chiffre d’affaires en activité normale est de 34 millions d’euros. Thierry Cours affirme : « Évidemment, cette fermeture nous a énormément impacté, les thermes sont le second employeur privé du bassin de Thau après l’hôpital de Sète avec plus de 400 salariés. Heureusement, nous avons pu bénéficier de l’aide de Sète Agglopôle Méditerranée qui a versé 800 000 €, mais aussi des aides de l’État avec le PGE (Ndlr : Prêt Garanti par l’État), l’aide sur les charges fixes, le chômage partiel… Ainsi, en tant qu’entreprise publique, on a pu bénéficier du dispositif qui s’applique au secteur privé. »

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Économie

Restaurants, cafés, culture: assouplissement des conditions d’indemnisation des pertes dès juin

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Les restaurants, cafés, entreprises de la culture ou de l’événementiel qui rouvriront partiellement seront éligibles dès juin au fonds de solidarité même si leurs pertes de chiffre d’affaires sont inférieures à 50%, a annoncé lundi le ministre de l’Economie.

« A partir de début juin pour les hôteliers, pour les cafés, pour les restaurants, pour le monde de la culture et des spectacles, pour l’événementiel, vous aurez accès au fonds de solidarité quelle que soit votre perte de chiffre d’affaires », a déclaré Bruno Le Maire sur RTL.

Le ministre a pris l’exemple d' »un restaurateur qui rouvre mais uniquement en terrasse, qui va perdre 30-40% de son chiffre d’affaires ».

« Il sera éligible au fonds de solidarité avec un chiffre d’indemnisation que nous allons définir avec les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés dès cet après-midi », a ajouté M. Le Maire. « Je les reçois à 15 heures » et « le secteur de l’événementiel demain », a-t-il précisé.

« Nous garderons l’intégralité du fonds de solidarité pour le mois de mai », et cela « même s’il y a des réouvertures partielles à partir du 19 mai », a aussi dit le ministre. Il a également annoncé une « clause de rendez-vous » avec les professionnels de ces secteurs fin août pour faire le point sur leur situation.

D’une manière générale, le ministre considère que l’économie va « dans la bonne direction parce que les entrepreneurs ont repris à bras le corps l’activité, que certains secteurs industriels ont très bien repris », comme celui du BTP, et « parce que le plan de relance marche », avec près d’un tiers des 100 milliards d’euros déjà décaissés, a-t-il ajouté.

Bruno Le Maire s’est aussi réjoui qu’avec une progression de son produit intérieur brut (PIB) de 0,4%, la France ait « le chiffre de croissance le plus élevé de tous les pays européens au premier trimestre ».

L’Allemagne ou l’Espagne ont ainsi vu leur PIB se contracter au trimestre dernier, du fait d’un regain des restrictions sanitaires plus important qu’en France

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