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Des Russes en vacances en Europe pendant que l’Ukraine se bat onze pays veulent stopper le tourisme de guerre

Alors que des centaines de milliers de touristes russes profitent du soleil et du shopping dans l’espace Schengen, onze États membres jugent la situation…

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Des Russes en vacances en Europe pendant que l'Ukraine se bat onze pays veulent stopper le tourisme de guerre

Alors que des centaines de milliers de touristes russes profitent du soleil et du shopping dans l’espace Schengen, onze États membres jugent la situation intenable et réclament des règles plus dures.

Les touristes russes n’ont jamais été aussi nombreux à arpenter les rues de Paris, Barcelone ou Rome depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. En 2025, pas moins de 477 878 visas Schengen leur ont été accordés pour des séjours de loisirs. C’est 37 000 de plus qu’en 2024. Une hausse qui passe très mal chez certains voisins de l’Ukraine.

La Suède, l’Estonie, la Finlande ou encore la Pologne font partie des onze pays qui viennent d’écrire à la cheffe de la diplomatie européenne et au commissaire à l’Immigration. Leur message est clair : il est temps de durcir et d’harmoniser les règles d’octroi des visas touristiques aux citoyens russes. Les disparités entre les États membres créent des failles dans la sécurité et affaiblissent les sanctions imposées à Moscou depuis 2022.

Le ministre suédois de l’Immigration ne mâche pas ses mots. Il trouve tout simplement « insensé » de voir des centaines de milliers de Russes venir en Europe pour se dorer au soleil ou faire des virées shopping le week-end. Pendant ce temps, des Ukrainiens meurent au front. La contradiction devient difficile à justifier, surtout pour les pays qui subissent de plein fouet les conséquences de la guerre.

Les signataires de la lettre demandent donc une réaction urgente de la Commission européenne. Pas question d’interdire totalement les déplacements, mais de mettre fin à ce qu’ils considèrent comme un tourisme de guerre déconnecté de la réalité. L’enjeu est autant politique que symbolique : comment expliquer aux citoyens européens que des Russes continuent de voyager librement alors que leur pays bombarde chaque jour l’Ukraine ?

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