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Cuba tente un grand virage économique pour survivre

Les plus hauts responsables du Parti communiste se réunissent pour examiner des réformes visant à ouvrir le pays aux investissements privés et étrangers.…

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Cuba tente un grand virage économique pour survivre

Les plus hauts responsables du Parti communiste se réunissent pour examiner des réformes visant à ouvrir le pays aux investissements privés et étrangers. Une réponse à la crise provoquée par le blocus américain et les sanctions.

Ce mercredi, le comité central du Parti communiste cubain tient une session plénière extraordinaire. Au menu une vingtaine de projets destinés à relancer une économie en souffrance. L’objectif est clair ouvrir davantage de secteurs à l’investissement privé, attirer les capitaux des Cubains de l’étranger et réduire la taille de l’État. Ces réformes pourraient être approuvées dès jeudi par l’Assemblée nationale, soit moins d’une semaine après leur annonce par le président Miguel Diaz Canel. Le pays est étranglé par le blocus américain renforcé depuis janvier par Donald Trump, qui a imposé un blocus pétrolier. Résultat des coupures de courant généralisées qui durent parfois plus d’une journée, des pénuries de nourriture, de carburant, d’eau potable et de médicaments. L’économie cubaine, déjà fragilisée, est au bord de l’effondrement.

Pour tenter d’inverser la tendance, La Havane mise sur un assouplissement contrôlé. Les entreprises privées, autorisées depuis 2021 avec un plafond de 100 salariés, occupent déjà une place croissante près de 10 000 sociétés privées tournent sur l’île. Le président Diaz Canel a promis que la gamme d’activités ouvertes au secteur privé serait “la plus large possible”. Il a aussi annoncé que les Cubains, qu’ils vivent sur l’île ou à l’étranger, bénéficieraient des mêmes conditions que les investisseurs étrangers. Une mesure importante pour attirer des capitaux alors que plusieurs investisseurs étrangers se sont récemment désengagés à cause des sanctions américaines. Parallèlement, une restructuration de l’appareil d’État est prévue avec une réduction du nombre de ministères et de fonctionnaires. Mais certaines de ces réformes ne sont pas nouvelles l’octroi d’une plus grande autonomie aux entreprises publiques, qui représentent 80% de l’activité économique, avait déjà été évoqué sans être pleinement appliqué.

Rien ne dit que ces mesures suffiront à apaiser les tensions avec Washington. Donald Trump ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à Cuba. Les sanctions se sont multipliées, aggravant la crise sociale et énergétique que traverse l’île depuis des années. Sur place, l’attente est mêlée de scepticisme. Un propriétaire de petit supermarché privé à La Havane, qui a requis l’anonymat, résume l’état d’esprit “J’accueille favorablement tout changement qui contribue à ranimer le patient mourant”, dit il dans une allusion directe à l’économie cubaine. Le gouvernement assure que ces réformes permettront d’atténuer la crise, mais leur succès dépendra aussi de la capacité de Cuba à maintenir un dialogue avec Washington tout en résistant à la pression américaine.

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