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Capitaine russe en garde à vue après un refus d’obtempérer en pleine mer

Le commandant du Tagor, un pétrolier de la flotte fantôme russe, a été arrêté par la justice française. Il risque un an de prison et 150 000 euros…

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Capitaine russe en garde à vue après un refus d'obtempérer en pleine mer

Le commandant du Tagor, un pétrolier de la flotte fantôme russe, a été arrêté par la justice française. Il risque un an de prison et 150 000 euros d’amende pour avoir ignoré les ordres de la marine.

Le 18 mars, la marine française a intercepté un pétrolier russe à plus de 700 kilomètres des côtes bretonnes. Le navire, le Tagor, naviguait sous pavillon suspect et refusait d’obtempérer aux injonctions des militaires. Après une brève opération, les forces françaises ont pris le contrôle du bateau et l’ont escorté jusqu’à la baie de Douarnenez. Arrivé mardi matin, le navire y reste immobilisé le temps de l’enquête. Le commandant, un Russe, a été placé en garde à vue. Il est poursuivi pour défaut de pavillon et refus d’obtempérer. Il encourt un an de prison et 150 000 euros d’amende, ainsi que la confiscation du navire. L’armateur, encore non identifié, risque les mêmes sanctions.

Le Tagor fait partie de ce qu’on appelle la flotte fantôme russe. Il s’agit de navires qui changent fréquemment de pavillon et de propriétaire pour contourner les sanctions occidentales imposées à la Russie depuis la guerre en Ukraine. Ce pétrolier a ainsi arboré successivement les pavillons de Madagascar, des Iles Marshall ou du Panama. Il est soupçonné de transporter du pétrole russe ou iranien. Selon des informations publiques, le navire serait lié à un magnat iranien, Mohammad Hossein Shamkhani, dont le père était un proche conseiller de l’ancien guide suprême iranien. Les deux hommes ont été tués en février lors de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran.

La Russie a immédiatement réagi. L’ambassade russe à Paris a exigé un accès consulaire immédiat au commandant et réclamé sa libération. Le Kremlin a qualifié l’interception d’opération à la limite de la piraterie internationale. Ce n’est pas la première fois que la France intercepte un navire de la flotte fantôme. Fin janvier, un autre pétrolier, le Grinch, avait été immobilisé près de Marseille pendant près d’un mois. Il n’avait pu repartir qu’après le paiement d’une amende de plusieurs millions d’euros. L’enquête sur le Tagor se poursuit, avec une visite de sécurité et des investigations judiciaires en cours.

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