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Bernadette Chirac, l’au revoir d’une femme qui n’a jamais lâché

Ce vendredi, la basilique Sainte-Clotilde à Paris a ouvert ses portes au public pour un dernier hommage à l’ancienne première dame, décédée à 93 ans. Seul…

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Bernadette Chirac, l'au revoir d'une femme qui n'a jamais lâché

Ce vendredi, la basilique Sainte-Clotilde à Paris a ouvert ses portes au public pour un dernier hommage à l’ancienne première dame, décédée à 93 ans. Seul son petit-fils a pris la parole, tandis que des dizaines de personnalités politiques et artistiques sont venues s’incliner.

Dans le VIIe arrondissement de Paris, la basilique Sainte-Clotilde a accueilli une foule silencieuse et recueillie. Bernadette Chirac y avait épousé Jacques Chirac, et c’est là aussi que leur fille Laurence avait eu ses adieux en 2016. Une partie des 650 places était réservée au public, et le parvis a été sonorisé pour que ceux qui n’ont pas pu entrer puissent suivre la messe dehors. Claude Chirac, la fille du couple, avait tenu à ce que les gens qui voulaient dire au revoir puissent le faire, simplement.

Dans l’assistance, des visages connus et des inconnus se sont mêlés. Brigitte Macron, qui a repris la tête de la Fondation des Hôpitaux après Bernadette Chirac, était là. Nicolas Sarkozy, accompagné de Carla Bruni-Sarkozy, a fait le déplacement. François Hollande, élu de Corrèze comme elle, est venu aussi. Line Renaud, amie intime de la famille, s’est assise au premier rang. Et les anciens Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Edouard Philippe, ainsi que le président du Sénat Gérard Larcher, ont tous tenu à être présents. Au milieu de cette brochette de pouvoir et de célébrités, une seule voix a pris la parole pendant la cérémonie celle de Martin Rey-Chirac, son petit-fils de 30 ans.

Bernadette Chirac n’était pas une première dame comme les autres. Elle a été la seule à exercer un mandat politique en son nom propre, comme conseillère générale de Corrèze, poste qu’elle a occupé sans interruption de 1979 à 2015. Dans la foule, Laurence, une Parisienne, se souvient d’une « personne intelligente, brillante », avec un « sens politique extrêmement aigu ». Jeannine, retraitée de la Documentation française, la décrit « tellement souriante » et admire sa fidélité à Jacques Chirac. Romain, la vingtaine, parle d’une « femme d’action, une femme de caractère ». Dimanche, un hommage lui sera rendu en Corrèze, d’abord avec une cérémonie religieuse à 10h dans la ville de Corrèze, puis un « moment amical et de souvenir » au domaine de Sédières, ouvert à tous les Corréziens. Vendredi, après la messe, son corps a rejoint le caveau familial au cimetière du Montparnasse.

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