Société
Des centaines de milliers de lycéens passent une épreuve de maths inédite sans calculatrice
Ce vendredi, plus de 500 000 élèves de première ont planché sur un tout nouveau test de mathématiques. Une décision prise après la baisse historique du…


Ce vendredi, plus de 500 000 élèves de première ont planché sur un tout nouveau test de mathématiques. Une décision prise après la baisse historique du niveau français révélée par l’étude Pisa.
Ils étaient plus d’un demi-million à s’asseoir devant une copie de maths, une première dans l’histoire du bac. L’épreuve est inédite et a été imaginée pour remonter un niveau jugé alarmant. Les élèves ont eu deux heures pour répondre, sans calculatrice, à des questions à choix multiples et des exercices indépendants. Trois versions différentes existaient selon le parcours de chacun spécialité maths, enseignement scientifique ou tronc commun technologique.
Dans les couloirs du lycée Gabriel Fauré à Paris, les avis sont partagés. Youssouf, 17 ans, qui n’a pas suivi la spécialité maths cette année, se dit rassuré « c’était des choses qu’on a déjà vues et revues ». Lucile, 16 ans, avoue détester la matière mais s’est motivée car la note comptera pour Parcoursup. « C’était des calculs simples de tête, l’interdiction de la calculatrice n’était pas un handicap », confie-t-elle. À Marseille, Eléa trouve même la mesure bonne pour ceux qui peinent sur les tables de multiplication. Adam, en filière STMG, nuance « ça fait travailler le cerveau, mais avec le stress, les erreurs arrivent plus vite ».
Cette épreuve est le fruit du « choc des savoirs » lancé fin 2023 par l’ancien ministre Gabriel Attal. En cause les résultats très décevants de l’étude Pisa qui montraient une chute historique du niveau en maths entre 2018 et 2022. Le gouvernement veut redonner de l’importance à cette discipline, cinq ans après sa disparition du tronc commun obligatoire avec la réforme Blanquer. La note, coefficient 2, viendra s’afficher sur Parcoursup. Le ministre Édouard Geffray insiste « c’est la première fois qu’on atteste du niveau en maths de tous les élèves de première générale et technologique de France ».
Une polémique a éclaté à Bayonne. Certains lycéens ont composé en basque dans un établissement immersif, alors que le ministre n’autorise cette possibilité qu’à partir de 2028. « Je ne souhaite pas qu’ils composent en basque », a répondu Édouard Geffray vendredi, estimant que l’épreuve de maths est à 90% numérique et non littéraire. Les textes d’application pour les langues régionales doivent paraître cet été. Pour les terminales, les écrits du bac débutent lundi avec la philosophie.
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