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Des papas apprennent à coiffer leurs filles autour d’une bière à Toulouse

Dans un bar toulousain, des pères de famille se retrouvent pour apprendre à faire des tresses et des queues-de-cheval. L’atelier, baptisé « Chignon Social…

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Des papas apprennent à coiffer leurs filles autour d'une bière à Toulouse

Dans un bar toulousain, des pères de famille se retrouvent pour apprendre à faire des tresses et des queues-de-cheval. L’atelier, baptisé « Chignon Social Club », mêle entraînement sur des têtes de mannequins, bière et discussions sur la paternité.

Ces papas ne veulent plus se contenter des tutos YouTube. Alors pour maîtriser l’art des coiffures, ils se donnent rendez-vous au sous-sol du bar le Zig Zag à Toulouse. L’initiative, inspirée d’un concept britannique appelé « Pint and Ponytails », leur propose de s’exercer sur des têtes de mannequins pendant une heure et demie. Tresses, nattes, chignons, barrettes et élastiques sont au menu, le tout pour 15 euros avec une boisson comprise.

Stephen Emarin, le fondateur du « Chignon Social Club », est lui-même père d’une fille de 6 ans. Il raconte qu’au-delà de l’apprentissage technique, ces ateliers sont un vrai lieu d’échange. Avant de passer à la pratique, les participants répondent à un quiz et s’autoévaluent sans complaisance. Mais le vrai cœur de la séance, c’est la discussion. Un père témoigne avoir pu aborder des sujets sensibles comme les fréquentations de sa fille ou les problèmes de sommeil, des sujets qu’il n’ose pas toujours partager. « Il y a souvent une forme de pudeur entre nous », confie-t-il.

Pour ces papas, coiffer n’est pas une simple tâche domestique. Ils la placent sur le même plan que cuisiner ou accompagner à l’école. C’est surtout un moment privilégié pour créer du lien avec leur enfant. « On est longtemps avec son enfant, avec rien d’autre à faire que discuter », explique Stephen Emarin. Il espère désormais pouvoir organiser ces ateliers plus régulièrement, tant le besoin de partage et de compétence est palpable.

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