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Bac 2026 plongée dans la correction des 3,5 millions de copies

Derrière chaque note, des profs, des consignes nationales et une mécanique d’harmonisation. Voici comment votre copie est évaluée, de la numérisation au…

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Bac 2026 plongée dans la correction des 3,5 millions de copies

Derrière chaque note, des profs, des consignes nationales et une mécanique d’harmonisation. Voici comment votre copie est évaluée, de la numérisation au jury final.

C’est une logistique impressionnante. Les 3,5 millions de copies du bac viennent d’être numérisées dans les centres d’examen. Chaque feuille anonyme atterrit sur la plateforme Santorin, l’outil numérique du ministère. Puis 52 000 professeurs se mettent au travail. Mais avant de pianoter sur leurs écrans, ils passent par des commissions d’entente. Des inspecteurs fixent les règles, les mêmes de Rennes à Pointe-à-Pitre. Le ministre l’a répété en mai : un bac doit valoir pareil partout en France.

Ensuite, chaque enseignant reçoit une cinquantaine de copies. Il les corrige depuis chez lui, le plus souvent sur ordinateur, payé environ cinq euros par copie. Et il doit suivre des grilles très précises. Lors des commissions académiques, on épluche les consignes matière par matière. En français technologique, par exemple, la syntaxe, l’orthographe et le vocabulaire comptaient déjà pour un quart de la note. Cette année, le ministre a promis plus de sévérité sur les fautes. Mais sur le terrain, une participante à la commission francilienne raconte qu’on a mis 11 à des copies avec une syntaxe très mauvaise, parce que les connaissances étaient là. Le barème n’a pas changé, assure-t-on aussi en histoire-géographie.

Pour éviter les écarts, l’harmonisation joue un rôle clé. Une copie notée sous un certain seuil – 7/20 en HGGSP, 5/20 en français – doit être relue par un deuxième correcteur. Certains profs avouent commencer à noter au-dessus pour éviter cette corvée. Et une fois toutes les copies corrigées, une commission académique compare les notes. On remonte ou on descend quelques points par statistiques. Ensuite, les jurys examinent les dossiers des élèves. Ils peuvent donner une mention bien à celui qui frôle le 16, ou repêcher pour l’oral de rattrapage un candidat juste en dessous de 8. Mais attention : cette année, le ministre a tranché. Un élève avec moins de 8 sur 20 aux écrits ne pourra pas être remonté artificiellement à 8. Le bulletin scolaire permet de voir si l’élève a travaillé ou non. Une décision qui change la donne pour les plus fragiles.

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