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1,3 million d’emplois européens menacés par la flambée de l’énergie

La commissaire européenne à l’emploi tire la sonnette d’alarme sur un possible choc industriel. L’automobile, la construction et la chimie sont en…

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1,3 million d’emplois européens menacés par la flambée de l’énergie

La commissaire européenne à l’emploi tire la sonnette d’alarme sur un possible choc industriel. L’automobile, la construction et la chimie sont en première ligne.

La guerre au Moyen-Orient fait plus que durer. Elle fait monter les prix de l’énergie à un niveau qui pourrait coûter très cher à l’Europe. Mercredi, la commissaire chargée de l’emploi, Roxana Minzatu, a lâché un chiffre qui donne le vertige. Selon elle, jusqu’à 1,3 million d’emplois pourraient disparaître cette année dans cinq secteurs clés. L’automobile, la construction, la métallurgie, la chimie et les transports. Tous sont des industries à forte intensité énergétique. Leur survie dépend directement du coût de l’électricité et du gaz. Et ce coût explose.

Le secteur automobile serait le plus touché. La Commission européenne estime que 600 000 postes pourraient être supprimés. C’est énorme. Derrière, la construction, la métallurgie, la chimie et les transports perdraient 56 000 emplois supplémentaires. Mais ce n’est pas tout. Les technologies vertes, censées incarner l’avenir, sont aussi menacées. Environ 85 000 emplois liés aux batteries pourraient sauter. Côté solaire, ce sont près de 59 000 postes dans la fabrication de panneaux qui sont sur la sellette. Même la sidérurgie, déjà fragilisée par la décarbonation, risquerait de perdre encore 4 500 emplois. Au total, l’industrie manufacturière européenne emploie environ 30 millions de personnes. Le choc serait donc violent, mais pas forcément fatal.

Les ménages, eux aussi, ressentent la pression. Les familles à faibles revenus pourraient voir leur budget carburant augmenter de 1,4 %. Un chiffre qui peut sembler modeste, mais qui pèse lourd quand on gagne peu. Derrière ces statistiques, il y a des vies. Des ouvriers, des techniciens, des ingénieurs. Et une question centrale comment l’Europe peut-elle protéger son industrie sans renoncer à ses objectifs climatiques ? La commissaire ne donne pas de réponse miracle. Mais son avertissement est clair le prix de l’énergie n’est plus seulement un sujet économique. C’est une bombe sociale.

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