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Économie

L’ancien patron de Duralex et son fils contre-attaquent aux prud’hommes

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Licenciés pour faute grave, François Marciano et son fils Antoine estiment que leur mise à la porte n’a aucun fondement. Ils préparent une double action en justice.

François Marciano, l’homme qui avait repris Duralex en coopérative, et son fils Antoine ne comptent pas en rester là. Tous deux viennent d’être remerciés par la direction et ils l’ont très mal pris. Leur avocat, Me Pierre Lalanne, a annoncé qu’ils allaient contester ces licenciements devant le conseil des prud’hommes. Selon lui, la procédure a été expéditive et injustifiée. Son client aurait été mis à pied puis convoqué pour un entretien de trois minutes avant de recevoir sa lettre de licenciement. Même sort pour son fils, nommé directeur financier. L’entreprise avait pourtant expliqué le départ de François Marciano par un départ à la retraite. Une version que l’avocat qualifie de “complètement bidon”.

Pour Me Lalanne, ces licenciements pour faute grave ne tiennent pas la route. “Ils ne reposent sur aucun élément tangible”, affirme-t-il. Il les voit plutôt comme une décision stratégique dont les véritables motifs restent obscurs. Il écarte aussi tout lien avec les difficultés économiques de Duralex ou les supposées erreurs de gestion évoquées dans la presse. Du côté de la nouvelle direction, Peggy Sadier a pris les rênes. Elle remplace François Marciano à la tête de l’entreprise. Une source proche du dossier avait glissé que les compétences d’Antoine Marciano en tant que directeur financier n’avaient pas été démontrées. Mais l’avocat ne lâche rien : il prépare déjà une procédure prud’homale et envisage une action devant le tribunal de commerce.

Duralex traverse une zone de turbulences. L’entreprise, célèbre pour ses verres incassables, a été placée en redressement judiciaire pour la cinquième fois en vingt ans. La reprise en coopérative avait suscité beaucoup d’espoir. Aujourd’hui, environ 60 % des 243 salariés de l’usine d’Orléans ont mis de l’argent dans cette structure. Le conflit entre l’ancienne direction et la nouvelle risque de compliquer encore la situation. Les Marciano, eux, veulent prouver qu’ils ont été poussés dehors sans raison valable. La bataille judiciaire ne fait que commencer.

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