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XV de France: et maintenant, finir en beauté face à l’Irlande

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Confirmer ses progrès et franchir un cap: le XV de France en a l’occasion lors d’un match décisif contre l’Irlande samedi (21h05) au Stade de France avec encore une petite chance de remporter le Tournoi des six nations.

Les Bleus n’ont plus soulevé le trophée depuis le Grand chelem réalisé en 2010. Alors, forcément, c’est « l’objectif suprême », acquiesce Vincent Rattez. Mais l’ailier de Montpellier sait aussi que la France n’est « plus totalement maître de son destin ».

Un succès, même bonifié, contre le XV du Trèfle, leader au classement avec 14 points et une longueur d’avance sur ses poursuivants, pourrait ne pas suffire.

Car l’Angleterre, deuxième à égalité de points (13) avec la France, est à l’affût et aura elle un match bien plus facile à négocier sur le papier à Rome face à la modeste sélection italienne, lanterne rouge et corrigée par les Irlandais (50-17) samedi dernier à Dublin.

Le plus important, avant tout, pour les Français est de bien finir pour montrer que cette sélection a grandi. « Consistance » et « régularité » sont les mots d’ordre du sélectionneur Fabien Galthié qui rêve de guider sa jeune équipe – 25 ans et 16 sélections en moyenne – sur le toit du monde en 2023.

S’ils ont réalisé quelques coups d’éclat, notamment contre les vice-champions du monde anglais (24-17) et à Cardiff (27-23) face aux Gallois, les partenaires de Charles Ollivon n’ont pas toujours fait preuve de la constance d’un jardinier.

Galthié l’a d’ailleurs rappelé jeudi: « Jusqu’à présent, nous avons performé contre l’Angleterre puis été moyens contre l’Italie (35-22), performé au pays de Galles (puis) battus en Écosse (28-17), performé pour nos retrouvailles face au pays de Galles (38-21)… Point d’interrogation samedi. »

Les cinq essais inscrits contre le XV du Poireau samedi dernier, pour leur premier match international depuis mars, incitent à l’optimisme. Surtout si la sélection française parvient à régler son indiscipline. « C’était un bon match avec une marge de progression importante si elle arrive à gommer ces détails », souligne l’ex-sélectionneur Pierre Berbizier (1991-1995), interrogé par l’AFP.

Les seize pénalités concédées aux Gallois, en particulier dans le jeu au sol et les ballons aériens, risquent d’être rédhibitoires contre le XV de Trèfle et sa charnière très expérimentée Conor Murray – Jonathan Sexton qui totalisent 174 sélections à eux deux sous la tunique verte.

Fickou en dépanneur

« C’est plus facile de freiner une équipe qui veut dévorer son adversaire, qui veut lui marcher dessus, qu’une équipe qui joue avec une forme de retenue », a toutefois estimé Galthié, contraint à de légères retouches sur son effectif.

La blessure aux ischio-jambiers de l’ailier du Racing 92 Teddy Thomas, auteur du dernier essai contre les Gallois, a offert une promotion au néophyte Arthur Retière. Mais le Rochelais sera sur le banc.

Le sélectionneur a préféré ressortir une recette qui avait fonctionné en février à Cardiff en décalant Gaël Fickou, le plus capé des Bleus (56 sél.), à l’aile et en titularisant au centre le Montpelliérain Arthur Vincent.

« Je joue rarement ailier » mais « s’il faut dépanner je le fais », a expliqué le capitaine de la défense française Fickou dans un entretien à l’AFP la semaine passée.

Dans l’ambiance feutrée du Stade de France, privé une nouvelle fois de spectateurs pour cause de crise sanitaire, il s’agira aussi de gagner, selon le manager des Bleus Raphaël Ibanez, pour « apporter un peu de lumière, quelques sourires… » à des supporters français de nouveau confinés.

Avec la deuxième vague de Covid-19 et la nouvelle attaque islamiste à Nice, qui a fait trois morts jeudi, « remplir cette mission (…) prend encore plus de dimension et de sens », abonde le sélectionneur Fabien Galthié. Il ne reste plus, maintenant, qu’à la réussir.

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Euro 2024 : France et Pays-Bas se neutralisent (0-0) à Leipzig

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Euro 2024 : France et Pays-Bas se neutralisent (0-0) à Leipzig

Malgré sa domination, l’équipe de France, privée de Mbappé, n’est pas parvenue à prendre le dessus sur les Pays-Bas (0-0) vendredi soir à Leipzig.

Ces deux grands noms du football européen se retrouvent régulièrement ces dernières années, que ce soit en amical, en qualifications pour la Coupe du Monde et l’Euro, ou en Ligue des Nations. Ils nous avaient toujours offert au moins un but à chaque rencontre. Mais vendredi soir, pour leurs retrouvailles à l’Euro, 16 ans après la défaite sévère des Bleus face aux Néerlandais (4-1) en 2008, aucun gardien n’a eu à aller chercher le ballon dans ses filets. La France et les Pays-Bas ont terminé sur un score nul et vierge de 0-0, le premier de cet Euro 2024.

À la 69e minute, les Néerlandais ont cru ouvrir le score contre le cours du jeu grâce à Xavi Simons, mais le but a été logiquement annulé pour un hors-jeu de Denzel Dumfries qui avait interféré avec le jeu près de Mike Maignan. Le match, qui avait bien commencé, est devenu moins intéressant en seconde période. Les Bleus, en blanc pour l’occasion, ont dominé avec 63% de possession, mais n’ont pas réussi à concrétiser leurs occasions.

Antoine Griezmann, positionné en attaque aux côtés de Marcus Thuram, a été le plus dangereux pour la France. Dès la 4e minute, il a obligé Bart Verbruggen à une parade après un tir du pied gauche. À la 65e minute, Griezmann s’est retrouvé en excellente position après un service de Kanté, mais a de nouveau été stoppé par le gardien néerlandais. Capitaine en l’absence de Kylian Mbappé, Griezmann a également manqué plusieurs occasions, notamment à la 14e minute et de la tête à la 43e minute.

Malgré les efforts de Thuram, Kanté, Rabiot, Tchouaméni et Dembélé, les tentatives des Bleus n’ont pas trouvé le cadre. Les entrées d’Olivier Giroud et Kingsley Coman dans le dernier quart d’heure n’ont pas permis de débloquer la situation.

Sans un grand Mike Maignan, les Bleus auraient pu s’incliner. Dès la 1re minute, le gardien de l’AC Milan a repoussé une tentative de Jeremie Frimpong. Il a ensuite arrêté une frappe de Cody Gakpo à la 16e minute et a empêché Memphis Depay de marquer avant le but refusé de Simons.

Les Bleus, bien que supérieurs en jeu, doivent se contenter d’un nul frustrant qui ne les qualifie pas encore pour les 8es de finale. Avec 4 points après deux matchs, comme les Néerlandais, ils viseront la première place du groupe contre la Pologne, désormais éliminée, mardi à 18h00. Peut-être avec le retour de Mbappé sur le terrain.

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Euro 2024 : Les Bleus débutent par une victoire mais perdent Mbappé sur blessure

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Euro 2024 : Les Bleus débutent par une victoire mais perdent Mbappé sur blessure

Les Bleus ont assuré l’essentiel ce lundi lors de leurs débuts à l’Euro 2024, s’imposant sur la plus courte des marges devant l’Autriche (1-0). Toutefois, la crainte est de mise car l’équipe de France a probablement perdu sur blessure Kylian Mbappé.

Ce lundi, les Bleus ont abordé par le bon bout leur premier match de l’Euro 2024 à Düsseldorf contre l’Autriche. Grâce entre autres à N’Golo Kanté et Adrien Rabiot, phénoménaux au milieu de terrain, les Français sont bien rentrés dans le match. Ils se sont procurés une première occasion, toutefois manquée par Kylian Mbappé (9ème). Dans un soir sans, le capitaine tricolore a oublié Marcus Thuram, mieux placé, tandis qu’en seconde période, il a perdu un duel après avoir pris de vitesse la défense autrichienne (55ème). Deux minutes plus tôt, Marcus Thuram a aussi loupé le coche, manquant de lober Patrick Pentz (53ème).

Chanceux, le dernier rempart de Das Team en a eu nettement moins en première période lorsque son défenseur Maximilian Wöber a détourné dans ses propres filets un centre en retrait de Kylian Mbappé (1-0, 38ème). Tout heureux d’avoir contribué à l’ouverture du score en faveur de l’équipe de France, le néo-Madrilène a néanmoins vécu une fin de soirée cauchemardesque. Victimes de coups bas avant lui, Mike Maignan sur une sortie au sol et Antoine Griezmann, ouvert au cuir chevelu, ont donné de leur personne. Il s’agissait des prémisses d’un épisode encore plus dramatique.

Dans la surface autrichienne, lors d’un duel aérien, Kylian Mbappé a percuté l’épaule de Kevin Danso. Verdict : nez cassé. Les journalistes de beIN SPORTS l’ont annoncé une trentaine de minutes après le coup de sifflet final, le capitaine des Bleus ralliera l’hôpital cette nuit pour y subir une opération. On ignore encore pour le moment l’étendue des dégâts et la durée d’indisponibilité de l’attaquant tricolore. « Son nez n’est pas bien du tout. On va voir, c’est évidemment le point noir de cette soirée. Même si c’est qu’un nez c’est très embêtant pour nous, » a réagi la mine déconfite Didier Deschamps après le match.

La France a empoché les trois points et partage la tête du groupe D en compagnie des Pays-Bas, quatre jours avant la confrontation entre ces deux nations à la Red Bull Arena de Leipzig. Mais cela passe au second plan, les supporters des Bleus retiennent leur souffle.

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Roland-Garros : Alcaraz, un rêve devenu réalité

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Roland-Garros : Alcaraz, un rêve devenu réalité

Carlos Alcaraz a réalisé son rêve en remportant le tournoi de Roland-Garros ce dimanche en cinq manches face à Alexander Zverev.

Carlos Alcaraz a concrétisé son rêve en remportant le tournoi de Roland-Garros ce dimanche après un match acharné de cinq manches contre Alexander Zverev. Au-delà de son premier sacre à Paris, l’Espagnol a impressionné par sa précocité phénoménale.

Dès la fin des quarts de finale, il était certain qu’un nouveau joueur allait inscrire son nom au palmarès de Roland-Garros. Finalistes pour la première fois sur la terre battue parisienne, Alexander Zverev et Carlos Alcaraz se sont affrontés pour la dixième fois en carrière. L’Allemand menait 5-4 dans leurs confrontations, un bilan serré annonciateur d’un duel intense sur le court Philippe-Chatrier.

Comme cela lui est arrivé à trois reprises durant sa quinzaine à la Porte d’Auteuil, Alexander Zverev a eu du mal à entrer dans son match. Impressionnant au service en demi-finale contre Casper Ruud, le numéro 4 mondial a cédé trois fois sa mise en jeu dans le premier set (3-6). Cependant, il a ensuite montré un visage totalement différent lors des deux manches suivantes, retrouvant un pourcentage supérieur à 80 % au service dans le second set et profitant des nombreuses fautes directes de « Carlitos » dans le troisième acte pour inverser la tendance (6-2, 7-5).

Cependant, ce match s’annonçait serré et Carlos Alcaraz a violemment réagi dans le quatrième set, infligeant un cinglant 6-1 à son adversaire. La manche ultime a alors débuté entre deux joueurs ayant chacun gagné dix de leurs onze rencontres disputées en cinq manches à Roland-Garros. Plus frais physiquement après 3h23 de bataille acharnée, Carlos Alcaraz a fini par assommer Zverev, le breakant à 1-1 et sauvant ensuite quatre balles de débreak pour s’imposer définitivement. Par sa puissance et plusieurs coups magiques, Alcaraz a pris la mesure d’Alexander Zverev en 4h20 (6-3, 2-6, 5-7, 6-1, 6-2).

Alexander Zverev a perdu sa deuxième finale en Grand Chelem contre un Carlos Alcaraz qui a réalisé son rêve de triomphe à Roland-Garros lors de sa première finale aux Internationaux de France. À 21 ans, Alcaraz s’adjuge un troisième titre majeur en autant de finales, devenant ainsi le plus jeune tennisman de l’histoire à soulever trois titres du Grand Chelem sur trois surfaces différentes. L’Open d’Australie demeure l’unique majeur à lui résister, mais ce succès retentissant lui donnera sans doute l’envie de conquérir Wimbledon dans moins d’un mois, où il sera le tenant du titre et l’homme à abattre.

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