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Westminster le chantier qui dure 60 ans et coûte des milliards

Le palais de Westminster, siège du Parlement britannique, est en si mauvais état que sa rénovation pourrait prendre plus de six décennies. Chaque année…

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Westminster le chantier qui dure 60 ans et coûte des milliards

Le palais de Westminster, siège du Parlement britannique, est en si mauvais état que sa rénovation pourrait prendre plus de six décennies. Chaque année d’hésitation des politiques fait grimper la facture de près de 500 millions d’euros.

Le bâtiment néogothique qui longe la Tamise à Londres cache une vérité qui donne le vertige. Sous ses ornements, les câbles électriques datent d’un autre siècle, l’amiante est omniprésent, et les risques d’incendie sont bien réels. Le contrôleur des comptes britanniques a tiré la sonnette d’alarme lundi. Sans décision rapide des députés, le coût des travaux risque de déraper complètement. Les responsables politiques tergiversent depuis des années. Et chaque année de flottement ajoute 420 millions de livres, soit 485 millions d’euros, à la note finale.

Deux options principales sont sur la table. La première vidé complètement le palais pour accélérer le chantier. Résultat, entre 19 et 24 ans de travaux pour un budget de 11 à 15,6 milliards de livres. La seconde option permet aux parlementaires de rester en partie dans les lieux, en rénovant zone par zone. Mais le chantier s’étirerait alors sur 38 à 61 ans, avec une facture qui pourrait atteindre 39,2 milliards de livres, soit plus de 45 milliards d’euros. Il existe même une proposition encore plus longue, qui étale les réparations sur 84 ans.

Le palais de Westminster a déjà connu une longue cure de jouvence. La tour Elizabeth, avec sa célèbre horloge Big Ben, a été restaurée pendant cinq ans à partir de 2017. Pendant cette période, l’énorme cloche est restée presque silencieuse. Aujourd’hui, c’est l’ensemble du bâtiment, classé et reconstruit après l’incendie de 1834, qui menace de tomber en ruine. Les députés avaient pourtant voté en faveur de travaux en 2018. Mais les atermoiements continuent, et le temps presse. Le National Audit Office prévient que le programme est désormais à un stade critique. Il faut choisir vite, sous peine de voir la facture exploser encore plus.

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