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Votre épargne retraite peut désormais secourir votre enfant malade

Si votre enfant est frappé par une maladie grave, un handicap ou un accident sérieux, une nouvelle loi vous autorise à retirer tout ou partie de votre…

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Votre épargne retraite peut désormais secourir votre enfant malade

Si votre enfant est frappé par une maladie grave, un handicap ou un accident sérieux, une nouvelle loi vous autorise à retirer tout ou partie de votre plan épargne retraite sans attendre. Une bouffée d’air pour des milliers de familles qui ont besoin de liquidités rapidement.

Depuis le 14 juin 2026, un nouveau cas de déblocage anticipé du plan d’épargne retraite (PER) est en vigueur. Concrètement, si votre enfant est atteint d’une pathologie lourde comme un cancer, d’un handicap ou d’un accident « d’une particulière gravité », vous pouvez demander à récupérer tout ou partie de votre épargne. Peu importe le type de contrat. La mesure s’applique aussi bien aux PER dits « assurantiels », proches d’une assurance vie, qu’aux PER « bancaires », adossés à des comptes-titres. Même les anciens dispositifs comme le contrat « article 83 » d’entreprise, le Perp ou le contrat Madelin pour les indépendants sont concernés. Seul le Perco, le plan collectif d’entreprise, reste pour l’instant exclu de cette nouvelle porte de sortie.

Avant cette loi, vous pouviez déjà débloquer votre PER pour acheter ou construire votre résidence principale, ou en cas d’accident de la vie comme un décès, une invalidité, un surendettement ou une perte d’emploi. Ce nouveau motif vient donc s’ajouter à la liste. Mais ce n’est pas tout. Le texte, publié au Journal officiel le 13 juin, renforce aussi d’autres droits pour les familles éprouvées. Par exemple, si vous percevez l’allocation journalière de présence parentale (AJPP), vous pouvez désormais obtenir, par décision de justice, une suspension temporaire du remboursement de vos crédits immobiliers ou à la consommation.

La loi élargit également le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Il couvre maintenant les prestations de suppléance du proche aidant d’un enfant qui nécessite une surveillance permanente. Et cela, même si l’aide est assurée dans une résidence de vacances temporaire située en France. Le texte améliore aussi le droit au logement pour les familles en difficulté à cause de la santé d’un enfant malade ou handicapé. Il consolide la protection des salariés dont l’enfant est gravement atteint. Enfin, une expérimentation d’un an est lancée dans dix départements pour accélérer le traitement des demandes d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) avec le principe du silence valant acceptation. Toutes ces mesures visent à alléger le quotidien des familles qui font face à l’épreuve de la maladie ou du handicap d’un enfant.

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