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Nuits tropicales et 40°C la France plonge dans une canicule précoce

Les températures grimpent jusqu’à 40°C dans l’Hexagone et les nuits ne descendent plus sous les 20°C. Conséquences sur le sommeil, la santé, les trains et…

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Nuits tropicales et 40°C la France plonge dans une canicule précoce

Les températures grimpent jusqu’à 40°C dans l’Hexagone et les nuits ne descendent plus sous les 20°C. Conséquences sur le sommeil, la santé, les trains et même la Fête de la musique.

Ce jeudi, la chaleur écrase une large diagonale allant de Paris au centre-est. Le thermomètre dépasse les 35°C dans le bassin parisien, la vallée de la Loire, le Grand-Est, l’Auvergne et la région lyonnaise. Et ce n’est qu’un début. Météo-France prévoit un pic dimanche ou lundi, avec des pointes à 40°C attendues de l’Ouest à la vallée du Rhône, voire en Île-de-France. Vingt-six départements sont déjà placés en vigilance orange canicule à partir de midi, et l’épisode devrait durer jusqu’à la semaine prochaine.

Les nuits, elles aussi, deviennent un enfer. On parle de « nuits tropicales » quand le mercure ne redescend pas sous les 20°C. Et c’est exactement ce qui se produit. Dans le quartier de la Défense à Nanterre, Dominique Leroy, 69 ans, raconte avoir fait ses courses tôt pour éviter le pire. « Ça tape fort », confie-t-il. « À mon âge, je ne vais pas prendre le bus pour aller à la piscine. » Ces nuits chaudes empêchent le corps de récupérer. Le gouvernement met en garde plus ces nuits sont fréquentes, plus le risque sanitaire augmente. Le sommeil est mis à mal, la fatigue s’accumule.

Les conséquences sont déjà visibles dans toute la société. La SNCF a supprimé 71 trains Intercités entre jeudi et lundi, sur les lignes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, Paris-Clermont-Ferrand et la transversale Bordeaux-Marseille. Raison officielle prévenir les pannes de climatisation dues aux très hautes températures. Dans les écoles, plusieurs établissements parisiens ont suspendu les cours après une certaine heure, même si l’accueil reste maintenu. Les élèves en plein bac de spécialités planchent dans des salles surchauffées. La Fête de la musique, prévue dimanche, est déjà annulée dans plusieurs villes comme Brive-la-Gaillarde, Claye-Souilly ou Le Teich, par sécurité pour les artistes et le public. À Paris, la mairie a ouvert une portion du canal Saint-Martin à la baignade pour offrir un peu de fraîcheur, et les foules en maillot de bain plongent déjà.

Mais tout le monde ne peut pas fuir la chaleur. La Fondation pour le logement des défavorisés publie un rapport ce jeudi qui rappelle une réalité les quartiers populaires et les « logements bouilloires » sont bien plus exposés à la précarité énergétique d’été. Léria, 32 ans, habite dans les tours Nuage de Nanterre. Elle raconte étouffer chez elle, malgré des travaux promis mais jamais finis. « Avant, c’était l’hiver qui était pourri, on crevait de froid. Maintenant, j’ai peur quand l’été approche. » Elle résume en une phrase ce que des milliers de Français vivent cette semaine une double peine, entre canicule et inégalités de logement.

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