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Une humanitaire française tuée à Goma, le parquet antiterroriste ouvre une enquête pour crime de guerre
Le décès d’une employée de l’UNICEF, victime d’une frappe de drone dans l’est de la République démocratique du Congo, a conduit le parquet national antiterroriste à se saisir de l’affaire. Les investigations, confiées à des juges spécialisés, visent à établir les responsabilités dans un contexte de conflit armé.
Le parquet national antiterroriste a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour meurtre constitutif de crime de guerre. Cette procédure fait suite à la mort d’une travailleuse humanitaire française, survenue mercredi dernier à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. La victime, âgée de 54 ans et employée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance, a perdu la vie après qu’un engin explosif a frappé la maison qu’elle occupait.
Les enquêtes ont été confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité de la gendarmerie nationale. Cette unité spécialisée devra déterminer les circonstances exactes de l’événement et tenir informée la famille de la défunte. Les premiers éléments recueillis par les magistrats suggèrent un lien avec les hostilités opposant les forces armées congolaises au mouvement rebelle M23, qui contrôle la zone de Goma depuis le début de l’année 2025.
L’organisation onusienne a exprimé son profond bouleversement et son indignation face à la disparition de son agent, précisant qu’elle a été tuée lors d’une attaque par drone visant un bâtiment abritant du personnel humanitaire. Les versions sur l’origine de cette frappe divergent radicalement. Le porte-parole du M23 a imputé l’action à l’armée congolaise. De son côté, le gouvernement de Kinshasa, qui n’exerce plus d’autorité sur Goma, a réaffirmé son attachement aux principes humanitaires et annoncé le lancement d’une enquête pour élucider les faits.
Cette région de l’est de la RDC, riche en ressources minières, est le théâtre de violences chroniques depuis trois décennies. Le conflit actuel oppose principalement les troupes gouvernementales aux combattants du M23, un groupe accusé par les autorités congolaises et plusieurs rapports d’experts internationaux de bénéficier du soutien du Rwanda, ce que Kigali dément régulièrement. La présence de nombreux acteurs armés et la complexité des affrontements rendent souvent difficile l’attribution des responsabilités dans les incidents touchant les civils et le personnel humanitaire.
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