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La revue médicale retire une étude qui nourrissait le doute vaccinal

Soupçonnée de servir les thèses antivaccins, une étude sur la surmortalité pendant le Covid a été officiellement dépubliée. Ses propres auteurs…

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La revue médicale retire une étude qui nourrissait le doute vaccinal

Soupçonnée de servir les thèses antivaccins, une étude sur la surmortalité pendant le Covid a été officiellement dépubliée. Ses propres auteurs soutiennent la décision, un désaveu rarissime dans le monde scientifique.

C’est officiel. L’éditeur de BMJ Public Health a annoncé mercredi que l’étude controversée sur les excès de mortalité liés au Covid était retirée. Dans un communiqué, le groupe BMJ explique que ce travail témoignait de désinformation sur les causes possibles de la surmortalité et reposait sur trop peu de recherches originales. Il faut préciser que cette revue spécialisée en santé publique n’a rien à voir avec le célèbre British Medical Journal, même si elle appartient au même éditeur.

L’étude, publiée en 2024, affirmait que dans plusieurs régions du monde la mortalité était restée anormalement haute après le pic de la crise. Elle avait rapidement été récupérée par des milieux hostiles aux vaccins, qui y voyaient une preuve que la vaccination était responsable. Les auteurs ne disaient pas cela ouvertement, mais leur texte laissait planer le doute. Ils s’étonnaient que la surmortalité persiste malgré les confinements et les campagnes de vaccination, et demandaient aux gouvernements de publier des données plus fines pour explorer une possible influence de ces deux facteurs.

Cette ambiguïté a déclenché une vague de critiques. Beaucoup ont jugé que l’étude ouvrait la porte à des attaques infondées contre des vaccins qui ont sauvé des millions de vies. La méthode de calcul de la surmortalité a également été épinglée. Face à la polémique, le groupe BMJ avait promis une enquête, tout comme le centre d’oncologie pédiatrique où travaillent trois des quatre auteurs.

Au final, l’éditeur a choisi la sanction la plus lourde qui existe dans le monde académique, la dépublication. Un simple avertissement avait déjà été publié, mais il n’a pas suffi. Le BMJ Group précise que le retrait est soutenu par les quatre auteurs et par le Princesse Máxima Center. Une décision rare, qui montre à quel point ce papier posait problème.

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