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Place de la Concorde, la droite et l’extrême droite répondent en masse à la messe du pape

Des élus du centre jusqu’au Rassemblement national se sont pressés pour assister à la messe célébrée par Léon XIV à Paris, quand la gauche choisissait les…

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Le pape, une messe et une assemblée de politiques qui fait parler

Mis à jour le 26 septembre à 20h29

Des élus du centre jusqu’au Rassemblement national se sont pressés pour assister à la messe célébrée par Léon XIV à Paris, quand la gauche choisissait les marches pour le climat. L’absence du chef de l’État, lui, n’est pas passée inaperçue.

Ils voulaient tous une place dans les tribunes dressées place de la Concorde. Autour de la messe célébrée à Paris par Léon XIV, la famille politique du centre à l’extrême droite a répondu présente, et certains visages comptent parmi les plus connus du paysage institutionnel. Le Premier ministre Sébastien Lecornu était là, tout comme les présidents du Sénat Gérard Larcher et de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse avait également fait le déplacement, aux côtés de Brigitte Macron et de l’ancien président Nicolas Sarkozy.

Les deux anciens Premiers ministres macronistes, Édouard Philippe et Gabriel Attal, figuraient aussi parmi les invités. Le Rassemblement national s’est déplacé en nombre, avec Marine Le Pen, le président du parti Jordan Bardella et de nombreux députés, tout comme le patron de LR Bruno Retailleau. Le chef de l’État, en revanche, n’est pas venu. Il avait accueilli le pape à l’aéroport puis à l’Élysée la veille. Sa présence à la messe du précédent souverain pontife, en 2023 au stade Vélodrome de Marseille, avait déjà provoqué une polémique sur le respect de la laïcité.

À gauche, les tribunes sont restées vides, ou presque. Beaucoup d’élus ont préféré rejoindre les marches pour le climat organisées le même jour. Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, qui a accouché huit jours plus tôt, est restée à Arras pour cette raison. Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle, a défilé du côté de Paris. Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, avait lui répondu présent la veille, en accueillant le pape venu conclure une veillée de prière au Stade de France, un « moment extrêmement émouvant » selon lui. Le député communiste Stéphane Peu indique avoir participé à cette veillée avec son collègue Fabien Gay, sur l’invitation de l’évêque de Saint-Denis.

Le vice-président du RN Sébastien Chenu a de son côté estimé que le chef de l’État « aurait pu » se rendre à cette messe. À ses yeux, il s’agit d’un événement « très fédérateur », auquel chacun peut assister « sans être nécessairement catholique ». « La laïcité, ce n’est pas l’interdiction d’aller assister à un culte », a-t-il appuyé, balayant l’idée d’une quelconque « récupération » de la part des élus de son parti. Interrogé sur la formule du pape, pour qui la « juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public », il a refusé d’y voir un message visant sa formation, favorable à l’interdiction du voile islamique dans la rue. « Nous, on combat l’islamisme, on ne combat pas une religion », a-t-il plaidé.

Tout autre son de cloche chez Olivier Faure. Le premier secrétaire du Parti socialiste a raillé la présence des représentants du RN dans les tribunes, en rappelant que le pape s’était rendu dans la matinée dans un centre d’accueil pour migrants. Il y a salué une « maison qui témoigne à toute la ville qu’il est possible de se rencontrer et de vivre ensemble dans la dignité et la paix ». Un « message directement adressé à tous les candidats qui se sont pressés pour aller sur la photo avec le pape pour mieux le contredire », a-t-il lancé. Reste que la venue du pontife en France déborde largement le petit monde politique, tant l’engouement populaire autour de sa visite s’est révélé important.

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