Politique
Un landau dans le cortège, Marine Tondelier avance entre climat et maternité
Huit jours après avoir donné naissance à son fils, Marine Tondelier a défilé à la marche pour le climat d’Arras. La cheffe des Écologistes prévient…


Huit jours après avoir donné naissance à son fils, Marine Tondelier a défilé à la marche pour le climat d’Arras. La cheffe des Écologistes prévient qu’elle ne reprend pas la campagne à plein temps et veut faire entendre la voix des femmes.
Son fils avait huit jours. Marine Tondelier l’a installé dans son landau, a enfilé sa veste verte de toujours et a rejoint la marche pour le climat organisée à Arras, dans le Pas-de-Calais. Une première sortie publique depuis son accouchement, et une manière très nette de poser le décor. La candidate à la présidentielle est venue « en tant que militante », pas en cheffe de parti lancée à pleine vitesse dans la bataille électorale.
C’est elle qui a mis les choses au clair, sans détour. « Il se trouve que j’ai accouché il y a une semaine et que si je suis là aujourd’hui, c’est parce que médicalement ça va bien pour moi et pour le bébé, mais ça ne veut pas dire que c’est le retour en campagne à plein temps, c’est pas vrai, c’est pas possible, c’est pas bien de dire ça et de faire croire aux femmes que c’est possible. » Elle l’a répété avec insistance, presque en martelant chaque mot. Sa présence dans le cortège ne vaut donc pas feu vert pour une reprise à cent à l’heure.
Ce qu’elle veut faire passer dépasse largement la seule question du climat. L’écologie et l’union, oui, mais aussi les sujets des femmes, qu’elle juge trop longtemps restés au bord du chemin politique alors qu’ils mériteraient d’y être au centre. Santé reproductive et sexuelle, post-partum, allaitement, autant de réalités qu’elle traverse elle-même en ce moment. Sur l’allaitement, elle en est convaincue, personne n’osera lui demander d’arrêter. Elle continuera, « avec grand plaisir », si cela peut aider d’autres femmes aux prises avec des injonctions contradictoires.
Sur le fond, la patronne des Écologistes a ressorti les propositions de son parti pour soutenir les véhicules électriques. La flambée des prix des carburants, selon elle, étrangle financièrement les Français, et ce dossier ne se sépare pas de la crise climatique. Les deux relèvent du même problème. Elle en a profité pour viser les sept années écoulées au pouvoir. « Cette France de Macron, elle tourne en rond, au bout de sept ans on est revenus à la case départ. » Une allusion limpide au mouvement des Gilets Jaunes, né fin 2018 d’une hausse des carburants que certains voudraient relancer, et aux marches pour le climat apparues à la même période.
Ces marches, justement, Marine Tondelier ne les avait pas vécues. La naissance de son premier enfant l’en avait tenue éloignée. Cette fois, elle a tenu à être là, bébé dans le landau compris, huit jours après avoir accouché.
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